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PORT ROYALE 4 : le jeu de stratégie qui sent bon le rhum et la cale sèche !

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Les Allemands de Kalypso Media se sont fait une spécialité des jeux de stratégie/gestion avec des titres comme Tropico, Railway Empire ou Dungeons, et en cette rentrée, ils reviennent nous présenter leur nouvelle production, Port Royale 4. Si vous êtes fan de Jack Sparrow ou autre Pirates des Caraïbes, passez votre chemin matelot ! Explications.

 

 

Dès le menu principal, vous sentez que vous êtes devant un jeu de stratégie très old school, digne des plus belles heures du genre, au début des années 2000. Graphiquement, c'est pauvre. Il y a quelques exceptions heureusement, notamment en zoomant sur les villes où quelques détails apparaissent et les rendent plus vivantes. Lorsque vous prenez de la hauteur aussi, pour avoir une vue d'ensemble, le rendu est plutôt joli. À noter que la navigation sur cette carte simplifiée des Caraïbes se fait sans chargement, et l'action de zoom/dézoom vous permet de gérer l'écoulement du temps : plus vous êtes haut et plus le temps passe vite et inversement.

 

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Je ne saurai trop vous conseiller de passer par la case "Didacticiels", tant ceux-ci sont plutôt bien fichus et permettent de faire le tour de toutes les composantes du titre. Car avant de vous la couler douce, sur une plage de sable blanc avec une pina colada, il faudra surtout gérer des colonies et apprendre tous les rouages de l'économie et du commerce ! Les échanges commerciaux seront la base pour survivre dans cet endroit paradisiaque. Vous aurez, dans un premier temps, une ville à gérer et il faudra veiller au niveau de satisfaction de vos habitants. Pour cela, il sera nécessaire d'identifier vos principales ressources afin de commercer avec les autres ports et leur apporter ce qui leur manque et vice-versa : c'est tout simplement l'offre et la demande qui vont régirent vos échanges. Afin de surveiller les cours, vous aurez affaire à moults tableaux qui fourmillent de chiffres et qui restent assez austères, même si un véritable effort a été effectué sur ce point par rapport à l'opus précédent.

 

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Pour prospérer, il vous faudra créer des convois avec plusieurs navires, qu'ils soient marchands ou militaires. Vous aurez la possiblité d'y affecter le capitaine de votre choix qui ont chacun des habilités propres. Vous devrez également tracer vos propres routes commerciales entre plusieurs villes en tenant compte des hauts fonds, des vents, des tempêtes... qui affecteront la vitesse de vos convois, car le temps c'est de l'argent, nom d'une jambe de bois ! Une fois établies, ces routes se gèreront elles-même mais vous serez sans cesse obligés d'y jeter un oeil afin de remédier aux problèmes qui surviendront.

Sur terre, le développement de vos villes sera également une donnée importante. Construire de nouveaux bâtiments vous permettra de fabriquer de nouvelles denrées et d'attirer de nouveaux travailleurs. À vous ensuite de bichonner ces derniers en créant des zones d'habitations, des tavernes, etc pour qu'ils se sentent bien et restent afin de faire croître la cité. Il sera également important de bien agencer vos bâtiments afin d'accroître la productivité ou ne pas créer de nuisances par exemple.

 

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Au niveau diplomatique, vous êtes placés sous l'autorité d'un Vice-Roi qui administre la région au nom de la Couronne. Celui-ci vous soumet des objectifs et si vous les réussissez, vous gagnerez pas mal de renommée (plus que les autres actions), sorte de points d'expérience qui vont vous permettre de bâtir de nouvelles entreprises, de nouvelles administrations, de nouveaux vaisseaux de combat, etc... On aurait tout même aimé que ce volet "Diplomatie" soit plus développé pour apporter plus de variété et contrebalancer l'aspect commercial du jeu.

 

Une nouveauté bien sentie est apparue au niveau des batailles navales et apporte cette variété. Si les combats peuvent se dérouler en mode automatique, il est désormais possible de participer à ces escarmouches manuellement. Se lance alors une bataille au tour par tour, sur une sorte d' échiquier, où le nombre de déplacements est limité et chaque navire peut tirer une salve de boulets à tribord et à babord. Les skills de vos capitaines vous apporteront alors divers capacités pour sortir vainqueur. Vous croiserez bien sûr la route de navires d'autres nations mais aussi de pirates. Et rien ne vous empêche de vous comporter comme un corsaire pour vous enrichir. Cependant, vous perdrez l'appui de votre Vice-Roi ainsi que des points de renommée. Cette voie est à éviter si vous souhaitez éviter un "Game over" rapide tant il est difficile de survivre une fois considéré comme un pirate.

 

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Deux modes de jeu vous sont proposés : la "Partie libre" qui, comme son nom l'indique, vous laisse libre de choisir votre nation, parmi l'Espagne, l'Angleterre, les Pays-Bas et la France, et mener votre empire comme bon vous semble. Le mode 'Campagne" lui vous offre différents scenario selon la nation choisie. À savoir que chaque pays dispose de caracatéristiques et avantages spécifiques.

Comptez une quinzaine d'heures pour boucler chaque scenario alors que la partie libre est infinie.

 

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En conclusion, on peut dire que Port Royale 4 est destiné avant tout aux fans de stratégie/gestion même si un vrai travail a été effectué sur l'ergonomie et la lisibilité. Un tutoriel plutôt bien fichu va permettre à des nouveaux venus de se lancer. Le commerce est au centre du titre et il faudra maîtriser les notions d'offre et de demande, savoir tracer des routes commerciales viables pour prospérer économiquement, mais sans avoir peur de passer par des tableaux remplis de chiffres. Même si le côté diplomatique est peu développé, le titre gagne en variété avec l'apparition des batailles navales au tour par tour. Cependant, le jeu peine à convaincre au niveau technique et semble venir d'un autre temps malgré une carte navigable sans chargement.

 

Ce que j'ai aimé :

 

  • une navigation sur la carte sans chargement
  • un tutoriel assez complet
  • un système de commerce avancé
  • les batailles navales manuelles

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

  • Visuellement à la traîne
  • les routes commerciales à surveiller constamment
  • des tableaux de données à avaler
  • l'aspect diplomatique peu développé
  • redondant sur la durée

 

PORT ROYALE 4 est disponible depuis le 25 septembre 2020 sur PS4, XBox One, Switch et PC.

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01/10/2020
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WINDBOUND, un clone de Zelda ? Notre test

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Il y a 4 mois, apparaissait sur nos radars l'intriguant Windbound. L'univers présenté nous fait furieusement penser à une extension de Zelda Breath Of The Wild. Après avoir écumé les flots, je suis en mesure de vous donner mon avis. Verdict tout de suite...

 

 

 

THE WIND WAKER OF THE WILD

 

Depuis la sortie du dernier épisode de la saga Zelda en 2017, on sait qu'il y a désormais un avant et un après pour les jeux d'aventure à monde ouvert, tant le jeu de Nintendo a repoussé les limites du genre. Et indéniablement, le jeu de la firme japonaise a été une grande source d'inspiration pour 5 Lives Studios. Ces cinq Australiens, tous des vétérans de l'industrie ayant oeuvré sur de grandes licences (GTA, Darksiders, Star Wars...), se sont lancé dans la création de ce jeu indé, édité par Deep Silver, en y mettant tout leur talent.

 

Visuellement, Windbound emprunte effectivement son esthétique à Zelda Breath Of The Wild, bien sûr, mais aussi à The Legend Of Zelda : The Wind Waker ou des titres comme le méconnu Rime ou même Fortnite. Son style très cartoon / film d'animation est du plus bel effet.

 

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Vous vous retrouvez dans la peau de Kara, mystérieuse guerrière, voguant avec sa tribu sur l'océan. Une tempête et l'attaque d'une étrange créature, la précipite dans les flots. Est-ce la fin ? Non, elle se réveille dans un monde étrange, traverse un halo lumineux puis échoue sur les îles perdues. L'aventure commence et il faudra survivre pour retrouver son chemin...

 

L'exploration sera au coeur de l'odyssée. Toutes les îles observées à l'horizon pourront être visitées. Votre embarcation sera votre meilleure alliée pour voguer sur l'océan. Vous commencerez, certes, avec une petite barque mais vous pourrez finir l'histoire avec un énorme navire puisqu'il est entièrement modifiable.

 

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MAN VS WILD

 

Bear Grylls ne renierai pas ce jeu car la survie y tient une part prononcée. Il va falloir crafter des ressources à gogo pour fabriquer des armes, des outils ou encore améliorer votre bateau, comme je le disais plus haut. Mais ce n'est pas tout : il faudra aussi chasser ou partir à la cueillette pour manger. Attention toutefois, certaines bestioles ne se laisseront pas avoir facilement... De plus, vous devrez gérer deux barres, la rouge pour la santé et la jaune pour l'endurance. Cette dernière diminuera lorsque vous sprinterez mais aussi quand la faim se fera ressentir. Elle réduira l'endurance max et, quand celle-ci tombera à zéro, vous commencerez à mourir de faim, tout simplement. Classique mais efficace car cela vous oblige à constamment chercher des ressources et ne pas uniquement rester focalisé sur l'objectif. 

 

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Une bonne gestion de l'inventaire sera une donnée primordiale pour survivre. Il faut récupérer suffisamment de matériaux pour ne pas en manquer mais sans en stocker trop, sous peine de ne plus pouvoir obtenir de nouvelles denrées. C'est un jeu d'équilibriste, du moins au début, car par la suite, il sera possible de fabriquer des sacs plus grands.

Prenez garde également à la durée de vie de vos armes et outils, qui ne seront pas immortels... Seuls votre rame et votre couteau sont incassables. Même les vivres peuvent se périmer si elles ne sont pas consommées rapidement. Ayez toujours la possibilité d'allumer un feu, car la viande cuite se conservera mieux que la viande crue !

 

Les développeurs vous proposent d'ailleurs deux modes de difficulté. Le mode "Histoire" pour les joueurs qui souhaitent se concentrer sur le scénario où, après chaque mort, l'inventaire complet est récupéré et la progression des chapitres conservée, et les combats ont une difficulté réduite. Vous aurez le choix avec le mode "Survie" pour ceux qui veulent se lancer dans l'aventure complète : seuls les objets des emplacements "conservés" de l'inventaire restent après chaque mort, retour au chapitre 1 en cas de "Game over" et difficulté standard dans les combats. Et, autrement dit, ce n'est pas le même délire avec ce mode ! Clairement, il faudra être très prudent, réfléchir et anticiper chacun de ses actes avant d'agir. La vraie survie en somme.

 

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DE L'ÉMERVEILLEMENT À LA FRUSTRATION

 

Passées les premières heures de "Waouh c'est joli !", "Oh c'est marrant", des débuts un peu faciles, vient le moment où l'attention se relâche, où on prend confiance, où on prend plus de risques... et PAF c'est le drame. Vous mourrez en chassant un animal dont vous avez sous-estimé la force et tous vos efforts sont balayés en un instant. Retour à la case départ, vous perdez votre embarcation, vos ressources... Ce système de jeu très punitif crée pas mal de frustration, vous voilà prévenus ! Et même en mode "Histoire", votre navire disparaît et vous retournez au commencement du chapitre en cours. Petit conseil, sauvegardez régulièrement votre partie et n'hésitez pas quitter le jeu lorsque la situation tourne au vinaigre.

 

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Le deuxième point de frustration va se trouver dans le maniement de votre navire. Vous pouvez garder le canoe de base et ramer, cependant, vous irez très lentement. Une fois récoltés quelques matériaux, vous serez capable de construire une voile car la naviguation tient compte du vent. Mais manier un tel engin est parfois un défi à lui tout seul. Attention à ne pas mettre trop de voile pour ne pas faire chavirer l'embarcation et observer la direction des courants d'air. Et quand l'île, que vous visez, se situe face au vent, il est soudain très compliqué de l'atteindre.

 

Quant au déroulé de l'histoire, la construction des niveaux est toujours la même tout au long des cinq chapitres du jeu. Il faut d'abord chercher et activer trois tours, qui enverront chacune un signal qui permettra d'activer des escaliers afin de grimper au sommet du sanctuaire de la zone. Une fois en haut, Kara sera transportée dans une grotte et il sera question d'en sortir grâce à votre bateau, en vous frayant un chemin à travers les récifs dans des eaux démontées. Au cours des 10 heures que proposent Winbound, on a l'impression de toujours faire la même chose... Même si pas mal d'îles sont à visiter pour dénicher notamment des ressources rares. Cela accroît un peu la durée de vie.

 

On reste malgré tout émerveillé par la narration de ce voyage initiatique qui se fait sans dialogues. On découvre les vestiges d'une civilisation qui, après un conflit séculaire avec l'Homme, est au bord de l'extinction et tente de faire passer un message, peut être le dernier.

 

La musique qui accompagne vos pérégrinations est de bonne facture et s'adapte à la situation.

On regrette malgré tout l'absence de moments épiques, qui marquent les esprits ainsi qu'une diversité des activités proposées. 

 

Pourtant, comme je le répète souvent par rapport à ce type de modeste production, il faut saluer le travail d'une toute petite équipe de développeurs et toujours avoir cette donnée en tête.

 

Et comme Kara, il faut parfois savoir se perdre pour mieux se retrouver...

 

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Avec Windbound, nous voici face à une belle fable où l'exploration et la survie sont poussées assez loin pour les amateurs de défis. Il faudra être prudent en arpentant, sur votre voilier, ce monde coloré mais dangereux. Attention de ne pas se faire avoir et être puni par un système de jeu où le moindre faux pas vous fera revenir au début et perdre de nombreuses heures. Si Zelda reste une source d'inspiration indéniable, Windbound n'en a malheureusement pas l'étoffe tant le déroulement de l'histoire est redondant et où il manque des moments épiques, pour que l'expérience reste en mémoire. Cependant, Windbound a su se créer sa propre identité grâce à une narration poétique sans dialogue et au message touchant.

 

 

Ce que j'ai aimé :

 

  • La direction artistique de toute beauté
  • L'exploration, beaucoup d'îles à visiter
  • La customisation du navire
  • Le système de craft
  • Un bon défi pour les amateurs du genre
  • Une narration sans dialogues touchante

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

  • Un vrai "Game Over" qui vous renvoie au début du jeu en cas de mort, et qui peut déboussoler les néophytes
  • Le maniement du bateau qui peut être une vrai galère parfois
  • La construction des chapitres toujours identique
  • Une répétitivité des actions
  • Il manque des moments épiques

 

 

WINDBOUND est disponible depuis le 28 août 2020 sur PS4, XBOX ONE, PC (via Steam et Epic Games Store), SWITCH et GOOGLE STADIA, en version numérique. au prix de 29.99€.

 

 

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28/08/2020
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Notre test de Relicta, le puzzle-game magnétique et bipolaire !

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2120 La Lune - L'Humanité a conquit la satellite naturel de la Terre. Après de nombreuses crises politiques, l'astre de la nuit est quasi abandonné, à l'exception d'une station, la base Chandra. Vous incarnez alors une scientifique qui mène des recherches sur un artefact alien, le Relicta, dont la découverte a été cachée au reste du monde, jusqu'à ce qu'un évènement précipite la fin de la station. Seul votre esprit scientifique pourra sauver votre vie et celle de votre fille.

 

 

 

Jeune studio espagnol, Mighty Polygon, nous propose ce jeu d'énigmes en vue à la première personne. En effet, vous devrez traverser d'énigmatiques cratères terraformés en soumettant gravité et magnétisme à votre volonté pour résoudre des puzzles physiques. Et c'est bien là le coeur du jeu. Le scénario vous obligera à arpenter plusieurs dômes qui proposeront différents décors (forêt, montagne, désert, jungle). Pour réaliser vos objectifs, il faudra passer plusieurs zones de test car il est impossible de les contourner.

 

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L'aventure débute par une intro sous forme de tuto pour vous apprendre les mécaniques de base. Pour progresser, il s'agira de poser des cubes sur des socles, qui auront le rôle d'interrupteurs, pour désactiver des barrières cinétiques qui vous empêche de passer. Le principe est simple mais cela va se complexifier au fil du temps !

 

Vous aurez à votre disposition des gants spéciaux permettant d'influer sur la magnétisme de ces cubes, ou d'autres surfaces qui le permettent, en changeant leur polarité, positive ou négative. Il faudra alors se replonger dans ses cours de physique du collège, pour se rappeler que les polarités identiques se repoussent et que les contraires s'attirent. À partir de là, à vous d'être observateur et imaginatif pour vous sortir de ces casse-têtes. Il faudra composer également avec le fait que vous pourrez agir sur la gravité des cubes, en leur permettant de voler s'ils sont poussés en l'air par une quelconque force.

Pour finir, certains champs de force, repérables par leur couleur, ne laisseront passer que votre personnage ou que le cube... La verticalité des niveaux est bien exploité et vous obligera à utiliser parfois ces caisses comme ascenseur. La difficulté est croissante et de nouvelles possiblités sont apportées à chaque niveau. Combinez vos compétences de façon parfois innovante pour résoudre ces énigmes physiques. Si toutefois, vous viendriez à être bloqués, il est possible de réinitialiser le niveau via le menu "pause".

 

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Relicta exploite bien les capacités de l'Unreal Engine, qui fait correctement le job pour ce type de petite production. On alterne entre de jolis effets de lumière à des textures parfois simples et pas très détaillées. À noter qu'un effet désagréable se produit quand on bouge la caméra trop vite devant une porte entourée de lumières blanches : pendant un bref instant, celles ci deviennent vertes, nous faisant croire que la porte peut être ouverte... alors qu'en réalité, non !

 

Le jeu vous proposera, entre les niveaux de test , une exploration de la station lunaire lorsque vous vous rendez d'un cratère à l'autre. Ces passages seront l'occasion de dialogues qui permettront de développer l'histoire mais aussi de recherches d'objets et de documents qui serviront à en apprendre plus sur le passé aussi bien de la base Chandra que de la Terre et de toutes les intrigues politiques qui entourent l'exploitation de la Lune.

Malheureusement, ce côté peine à décoller et à nous accrocher réellement. La narration se fait uniquement sous forme de dialogue audio et manque de personnalité. Le joueur est pourtant impliqué, dans les tous derniers instants, quand il faut faire un choix qui va seulement modifier la dernière scène du jeu. Intéressant mais trop tard !

 

Par contre du côté durée de vie, cela est tout à fait honorable, et les amateurs de casse-têtes seront comblés car il faudra compter entre 15 et 20h de jeu pour en voir le bout.

 

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Relicta est un bon jeu d'énigmes basé sur la physique. Les nombreux casse-têtes, accordant la possibilité de modifier le magnétisme et la gravité d'objets, vous ferons parfois fumer le cerveau. Ils sont variés et assez nombreux, vous permettant d'appliquer tout ce que vous avez appris. Mais, cependant, l'ennui pointera vite le bout du nez, la faute à une narration poussive, parfois juste prétexte à nous faire enchaîner les tests, et une mise en scène manquant de personnalité. Il manque le côté fun que l'on pouvait retrouver dans la série Portal, principale source d'inspiration des développeurs ou le côté philosophique de The Talos Principle.

 

 

Ce que j'ai aimé :

 

  • des énigmes vraiment cool
  • la manipulation de la gravité et du magnétisme vraiment intéressantes
  • une difficulté progressive et bien dosée
  • une direction artistique soignée
  • une bonne durée de vie

 

Ce que j'ai moins ai :

 

  • une narration mal amenée
  • une mise en scène sans personnalité
  • une implication du joueur trop tardive
  • les prétextes pour nous faire passer des tests sont parfois faciles

 

 

Relicta est disponible depuis le 4 août 2020 sur PS4, Xbox One et PC (via Steam) et Google Stadia en version numérique.

 

 

 

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24/08/2020
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GHOST OF TSUSHIMA : Notre test !

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Depuis l'E3 2018, Ghost Of Tsushima nous fait saliver, et la promesse de l'exploration d'un Japon féodal aux commandes d'un samouraï a suscité l'intérêt de nombreux joueurs. Toutes nos espérances ont-elles été concrétisées ? Sucker Punch, à l'origine des sagas Sly Cooper et InFamous, avait la lourde tâche de signer la dernière grosse exclue PS4... Mission réussie pour eux ?

 

 

 

DE L'ACTION À LA SAUCE SAMOURAÏ

 

Le jeu nous place dans l'action dès le début. Un petit contingent de 80 samouraïs charge les envahisseurs mongols qui débarquent par centaine. Mais les valeureux guerriers nippons ne font pas le poids face au nombre et la débâcle est inévitable et cinglante. Seuls survivent notre héros, Jin Sakaï, et le seigneur Shimura, dirigeant de Tsushima. Ce dernier est capturé par le chef de guerre mongol, Khotun Khan, et dans une dernière tentative d'opposition pour sauver votre oncle, le pauvre Jin est jeté du haut d'un pont et laissé pour mort... Fort heureusement, une voleuse du nom de Yuna, vous remet sur pied et la reconquête de l'île peut commencer.

 

Cependant, Jin va rapidement se rendre à l'évidence que le code d'honneur des samouraïs, le bushido, qui lui est inculqué depuis son plus jeune âge, ne peut être appliqué à la lettre face à un ennemi sans foi ni loi et en surnombre... Il va devoir appliquer d'autres méthodes, empruntées à l'art ninja, et mettre de côté son honneur pour devenir le Fantôme de Tsushima. Ces tiraillements seront au coeur de l'intrigue et des changements que devra affronter Sakaï sama.

 

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Une aventure de samouraïs se devait d'avoir un système de combat parfait et percutant. De ce point de vue, le pari est tenu ! Les affrontements au sabre sont basés sur la parade, l'esquive, la contre-attaque avec des coups faibles, perçants et forts pour parvenir à briser la garde de l'adversaire. Sans lorgner du côté de la difficulté d'un titre comme Sekiro, les combats sont tout de même techniques  et il ne faudra pas foncer tête baissée en matraquant les boutons pour s'en sortir, quelques coups suffiront à vous faire mordre la poussière. Vous devrez observer l'ennemi, adopter la posture qui sera à même de lui occasionner le plus de dégâts et faire preuve de réflexes. D'une simple pression sur R2, le temps se ralentit pour vous permettre de choisir la meilleure posture (au nombre de quatre) selon que votre adversaire soit armé d'une lance ou d'une épée, par exemple.

 

Vous aurez à votre disposition des accessoires tels que des kunaïs, des bombes collantes ou encore des fumigènes. Jin maîtrisera également l'arc, long et court, avec différents types de flèches. Devant chaque groupe de belligérants rencontrés, vous pourrez provoquer une confrontation, en vous annonçant et en demandant à affronter le meilleur guerrier, comme le bushido vous l'a appris. Dès lors, une petite mise en scène se met en place et vous devrez maintenir la touche Triangle enfoncée jusqu'à ce que l'ennemi fonce sur vous. Relâchez la touche au bon moment et l'adversaire est tué sur le coup, provoquant un certain effroi parmi les autres combattants.

Vous pourrez bien sûr être plus discret et infiltrer les camps sans vous faire repérer, grâce à l'écoute tactique, en escaladant les toits, en vous accroupissant dans les herbes hautes, en rampant sous les bâtiments et en prenant à revers les bandits ou les Mongols pour leur planter un couteau dans la gorge ou les attirer où vous le souhaitez avec des carillons. 

Toutes ces possibilités vous offrent donc un large panel de techniques rendant les combats intenses, les finish sont sanglants et le feeling est très agréable manette en main.

 

Toutefois, toutes ces bonnes sensations sont ternies par quelques soucis. Le premier est l'absence de "lock" sur vos assaillants. Du coup, lorsque Jin se trouve cerné, les affrontements deviennent vite brouillons et il faut alors user des roulades pour prendre du recul, et je ne vous parle même pas des combats en espace clos... Les développeurs n'ont pas souhaité inclure cette possibilité car plusieurs ennemis peuvent vous attaquer en même temps et il faut pouvoir réagir. OK, on s'y fait mais ce point aurait nettement pu être amélioré. Le deuxième problème survient lorsque vous souhaitez utiliser des armes secondaires. Si le temps se fige légèrement quand vous changez de posture, ce n'est pas le cas quand vous voulez employer une bombe ou un kunaï. De plus, vous ne pouvez pas voir en temps réel, le nombre de munitions qu'il vous reste sans maintenir la touche L2. Dommage.

 

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LE JAPON DANS TOUTE SA SPLENDEUR

 

Ghost Of Tsushima est réalisé par un studio américain. Il est important de le souligner car leur travail respire l'amour et la passion pour le Pays Du Soleil Levant. D'ailleurs, le public japonais ne s'y trompe pas et le jeu est un énorme carton sur l'archipel : certains revendeurs souffrent même de ruptures de stock !

 

Le scénario est basé sur des faits historiques réels mais des libertés ont été prises afin de nous proposer un conte jouable. L'île est la porte d'entrée vers le Japon, et les Mongols ont vraiment envahis cet avant-poste en provenance de la Corée.

Même si on peut parfois observé un léger downgrade par rapport à la présentation de l'E3 2018, le titre est visuellement magnifique, en particulier sur les décors et les paysages présentés. La profondeur de champs est impressionante et la météo dynamique vient sublimer le panorama. Je me suis, à plusieurs reprises, arrêté de jouer pour simplement admirer la vue et la touche "Share" pour capturer les images a bien chauffé ! Les environnements sont variés et offrent ce que le Japon a de plus beau : forêts tantôt luxuriantes, tantôt lugubres et sombres, des rivières, des marais, des plages à perte de vue bordées d'immenses falaises, des montagnes entourées de champs de fleurs sans fin... Le jeu nous en met plein la vue et on est, parfois, littéralement aveuglé par le soleil. A contrario, les nuits sont vraiment sombres, parfois un peu trop (attention aux réglages de luminosité). Le vent tient une importance toute particulière et rajoute une note très carte postale en faisant voler tout un tas de feuilles d'érable et de brins d'herbe. L'absence quasi totale d'HUD nous laisse face une toile animée et c'est beau !

 

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L'hommage au Japon est même poussé jusqu'au mode Kurosawa, du nom du célèbre réalisateur de films de samouraïs des années 50/60. Lorsque ce mode est activé, l'écran passe en noir et blanc avec de larges bandes noires et l'image prend un grain rétro pour nous replonger dans l'apogée de ce type de films. Plutôt classe, surtout lors des duels, il n'est pourtant pas très pratique mais il reflète une nouvelle fois toute l'adoration des équipes de Sucker Punch pour ce qui a attrait à la culture nipponne.

Il faut tout de même tempérer ces belles paroles car, en y regardant de plus près, on observe que certaines textures sont pauvres et grossières, certains endroits paraissent un peu vides et toutes les habitations et les camps finissent par se ressembler.Les visages des personnages, sans être foncièrement moches, manquent clairement d'expression.

Pour finir, la météo s'adapte à votre style de combat et si vous usez des capacités de fantôme, par exemple, le temps se fera plus volontiers brumeux ou orageux mais ces changements sont trop brutaux et on passe souvent d'un grand soleil à un ciel gris en un claquement de doigts.

Jin Sakaï va arpenter son île à la recherche d'alliés pour l'aider dans sa quête et une pléthore de missions vont se présenter à lui. Malheureusement, et comme trop souvent dans ce type de jeu, dit à monde ouvert, les demandes se ressemblent toutes et on finit par tout le temps faire la même chose, comme infiltrer des camps ou pister des personnes disparues en suivant leurs empreintes de pas dans la boue. Seules certaines quêtes spéciales concernant certains PNJ, et se déroulant sur plusieurs actes, ou en partant sur les traces de quelques légendes folkloriques sortent du lot. Mais globalement, on est dans du très classique.

 

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L'autre grand morceau de Ghost Of Tsushima est l'exploration. La filiation avec d'autres titres "open world" est évidente: la carte est recouverte d'une sorte de brouillard que vous dissipez au gré de vos pérégrinations à l'image de Horizon Zero Dawn et des points d'intérêt jonchent la map comme dans un Assassin's Creed.

Votre cheval ne sera pas de trop pour vous promener sur l'île, divisée en 3 régions, qui fourmillent de lieux à découvrir tels que des camps mongols à détruire, des phares, des sources chaudes, des campements de survivants ou encore des sanctuaires, au level design aérien et où toute l'agilité de Jin, aidé de son grappin, vous sera utile. Jusque là, rien de neuf, mais le titre va apporter son lot de nouveautés. En effet, au détour d'un chemin, vous pourrez tomber sur un arbre aux feuilles jaunes, avec à son pied un renard. À vous de suivre l'animal sur quelques dizaines de mètres, qui vous emmènera à un petit sanctuaire bien caché, lié à la divinité de l'agriculture dont le renard est le messager. À d'autres moments, un oiseau jaune et noir se mettra à tournoyer autour de vous en poussant un cri bien distinctif. Même chose, suivez-le et il vous mènera au point d'intérêt le plus proche. Pratique, tant certains lieux sont bien camouflés dans le décor.

 

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Ghost Of Tsushima amène une nouvelle forme d'exploration avec l'utilisation du vent. Lorsque vous pointez une zone sur la carte, il suffit ensuite de suivre la direction du vent. Si vous êtes perdu, il suffit de faire glisser votre doigt vers le haut sur le pavé tactile de la DualShock, pour refaire souffler le vent et reprendre la bonne direction. Cependant, cette fonctionnalité, aussi intéressante soit elle, a ses limites. Elle n'est pas des plus précises, car le vent souffle en ligne droite et lorsque vous devez contourner une montagne ou chercher un pont, vous perdez votre chemin. On passe alors son temps à naviguer entre le jeu et la carte et l'absence de mini-map n'aide pas... Même si les bonnes idées sont là, le parti pris n'est pas aussi osé qu'un Zelda Breath Of The Wild.

Toutes ces recherches seront pourtant nécessaires pour gagner des points de technique à dépenser dans votre arbre de compétence, au même titre que les missions, et trouver de précieuses ressources. Cela permettra aussi de faire grandir votre légende et faire de vous le Fantôme de Tsushima, qui fera régner un climat de peur sur vos ennemis et les fera parfois s'enfuir lorsque vous débarquerez dans leur camp !

Enfin, chez les marchands et autres forgerons ou armurières, vous pourrez non seulement améliorer vos armes et tenues mais aussi les personnaliser comme bon vous semble et choisir différents masques, bandeaux ou chapeaux. Vous pourrez choisir la tenue la plus adaptée à la situtation ou celle que vous trouvez la plus stylée.

 

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Autant le dire tout de suite: Ghost Of Tsushima n'est pas la claque qu'on attendait tous depuis deux ans !

L'accent a été mis sur les combats et l'exploration. Ces aspects sont plutôt réussis même si quelques défauts viennent ternir l'expérience comme des affrontements un peu brouillons face à trop d'ennemis ou une boussole guidée par le vent pas toujours aisée à utiliser. La structure des missions et de la progression est ultra classique et on se retrouve souvent à répéter les mêmes actions. Le scénario convenu et sans grand relief n'aide pas. Maiiiiiiiiiis, le titre est tout même très accrocheur grâce à sa direction artistique et ses décors qui flattent la rétine. L'exploration des sanctuaires et l'utilisation d'animaux pour trouver des points d'intérêt sont de très bonnes idées et les combats percutants, qui laissent le choix entre duel et infiltration maintiennent la tension. L'évolution du personnage de Jin est également très intéressante, lui qui est tiraillé entre tradition et besoin de revanche à tout prix.

Bref, on ne peut que saluer le travail de Sucker Punch qui signe ici une oeuvre qui transpire l'amour et la passion d'un Japon féodal bien retranscrit et qui se fait bien trop rare depuis quelques années.

 

 

Ce que j'ai aimé :

 

  • des combats intenses et tactiques
  • le choix entre confrontation et infiltration
  • l'évolution de Jin
  • un amour pour le Japon et cette époque
  • un dépaysement total
  • visuellement très joli, notamment dans les décors, la météo et la profondeur de champs
  • l'utilisation du vent et des animaux pour l'exploration
  • la personnalisation

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

  • pas de lock sur les ennemis, ce qui rend les combats brouillons lorqu'il y a trop d'adversaires
  • l'impossibilité de voir en un coup d'oeil ses munitions d'armes secondaires
  • une structure très classique des missions qui les rend très répétitives
  • un scénario convenu et sans grand relief

 

 

Ghost Of Tsushima est disponible, en exclusivité, sur PS4, en version physique et digitale, depuis le 17 juillet 2020.

 

 

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31/07/2020
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F1 2020, toujours en pole position ? Notre Test !

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La saison de Formule 1 a repris depuis peu et c'est ce moment que choisit Codemasters pour nous proposer la nouvelle itération du jeu officiel de ce sport mécanique, F1 2020. L'édition 2019 frisait déjà la perfection, qu'en est-il cette année ?

 

 

SANS MAITRISE, LA PUISSANCE N'EST RIEN

 

Attaquons tout de suite, dès le premier virage, par LA nouveauté de ce F1 2020, à savoir le mode "Mon écurie". Vous voilà propulsé 11e équipe du paddock, et, en tant que pilote et propriétaire de l'écurie, vous allez devoir tout gérer ! Cela commence par le choix du sponsor principal, qui vous fixera des objectifs à atteindre, le choix du motoriste, le recrutement du second pilote ainsi que les couleurs que vous allez arborer pendant la saison (emblème, monoplace et combinaison). Avant tout, vous aurez créé votre avatar, en choisissant un visage, un nom et une nationalité.

Toutes ces données seront gérées par un budget que vous devrez équilibrer pour porter votre équipe vers les sommets, car rien n'est gratuit, surtout en Formule 1, et c'est une véritable entreprise que vous devrez diriger. En effet, dans ce sport, sans une équipe performante à tous les étages, même le meilleur pilote n'est rien !

 

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Tel un PDG, vous pourrez décider des orientations à suivre pour améliorer vos monoplaces via un arbre de compétences R & D. Dépensez les points gagnés sur les courses pour lancer le développenment de telle ou telle recherche sur la puissance du moteur ou l'aérodynamisme. Il faudra être stratégique et ne pas vouloir être trop rapide sous peine de voir ses efforts échouer. En effet, le pourcentage d'échec augmente si vous voulez aller plus vite que le temps requis. Mais si vous réussissez, vous gagnerez un temps précieux.

 

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Le temps, justement, est une donnée primordiale en F1 et il faudra aussi gérer l'emploi du temps de vos équipe entre les week-ends de courses, en planifaint des activités comme des team-building ou en assistant à des évènements ESport, afin d'améliorer le moral des troupes et surtout gagner des revenus nécessaires pour boucler la saison.

 

Régulièrement, vous devrez faire face à la presse pour répondre à leurs questions. Plusieurs choix de réponses s'offrent à vous, et, selon vos réactions, cela affectera votre popularité, la motivation de votre coéquipier ou le moral de vos équipes R & D. Malheuresement, ces phases sont trop répétitives dans la forme même si les questions sont variées et apportent de vrais bonus.

 

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En plus de ça, vous devrez faire attention à l'usure des pièces, en respectant les (nombreux) règlements officiels et essayer d'engager un nouveau pilote, plus prestigieux, pour les saisons suivantes via un système d'enchères.

Ce mode de jeu est vraiment le coeur de ce F1 2020 et vous fera ressentir les vraies sensations intenses d'une saison de Formule 1, sous tous ses aspects.

 

L'ESTOMAC DANS L'ÉTALON

 

Si le gestion n'est pas trop votre truc, et que vous voulez uniquement sentir l'odeur de la gomme sur l'asphalte, vous pourrez vous tourner vers le mode "Carrière". On regretta cependant que ce dernier ne soit qu'une version allégée de "Mon écurie".

Il sera seulement question de gérer la R & D ainsi que le calendrier. La presse sera toujours de la partie. Vous aurez le choix de faire vos preuves en F2, histoire de vous aguerrir et vous forgez une réputation, ou bien de commencer directement dans la cour des grands.

 

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Vous aurez aussi la possibilité d'entretenir une rivalité avec un autre pilote de la grille. Pendant les interviews, vous définissez votre rival et ensuite, à vous de faire mieux que lui pendant le week end afin de remporter des points d'expérience bonus. Vous pourrez transformez ces points à la fin de chaque course pour débloquer des tenues, des célébrations ... À noter que ces deux systèmes sont présents dans le mode "Mon écurie".

Pour déverrouiller ces récompenses, il existe d'ailleurs une monnaie virtuelle, le Podium Pass.

 

EN HAUT DU PODIUM

 

Graphiquement, le titre est quasi irréprochable. Il inclut tous les circuits du championnat, même les nouveaux que sont le Grand Prix du Vietnam ainsi que l'impressionnant tracé de Zandvoort aux Pays Bas. La météo dynamique rend les courses plus réalistes que jamais.

 

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Les sensations de conduite sont très bonnes et l'utilisation d'un volant est fortement recommandée, la conduite à la manette n'étant pas du tout optimale. Il existe une tonne de paramètres et on saluera cependant l'ajout d'un mode de réglages  pour débutants et joueurs occasionnels, appelé "décontracté", qui rend les menus plus simples, tout en donnant une meilleure adhérence dans les surfaces hors pistes, en automatisant le freinage et en autorisant le flashback, qui vous permet de revenir quelques secondes en arrière si sous avez fait une erreur. Bien sûr, tous ces paramètres sont activables uniquement en hors ligne.

Car bien sûr, il y a toujours, bien entendu, les traditionnels modes "Online" (avec épreuves hebdomadaires et ligues), "Contre La Montre", "Grand Prix" et "Championnat". On appréciera grandement l'ajout de monoplaces qui ont fait les grandes heures de la F1. Il y a même un volet ESport, si vous êtes intéressé par la compétition de haut niveau.

Dernière nouveauté, et pas des moindres, le retour de l'écran partagé ! Cette fonctionnalité avait disparue depuis 2014 et vous pourrez, de nouveau, vous affrontez, sur le même canapé, pendant un Grand Prix, des qualifs à la course du dimanche.

 

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Pour finir, Codemasters a décidé, cette année, de rendre hommage à Michael Schumacher dans son édition Deluxe. Vous pourrez retrouver ses voitures iconiques (la Benetton B194 et B195, la Jordan 191 et les Ferrari F1-2000 et F2004) ainsi que ses casques, combinaisons et célébrations de podium.

 

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La série de jeux F1 est la seule sur le marché. Il serait tentant pour les Britanniques de Codemasters de nous proposer chaque année la même version, en modifaint juste les noms. Mais il n'en est rien ! Les développeurs ont encore repoussé leurs limites en nous offrant un nouveau mode de jeu très prenant. Tous les fans de ce sport seront ravis de patienter entre deux Grands Prix en mettant la main sur cette nouvelle pépite de simulation très complète.

 

Ce que j'ai aimé :

 

  • un jeu pour les fans de F1
  • le mode "Mon écurie"
  • de très bonnes sensations de conduite
  • beaucoup de paramètres, notamment une version simplifiée pour les débutants
  • le retour de l'écran partagé
  • les voitures rétro

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

  • un jeu pour les fans de F1
  • Les interviews avec les journalistes trop répétitives
  • le mode "Carrière" n'est qu'une version light de "Mon écurie"

 

 

F1 2020 est disponible depuis le 10 juillet 2020 sur PS4, XBox One et PC en version physique et dématérialisée

 

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13/07/2020
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BOB l’Eponge Bataille pour Bikini Bottom Réhydraté, notre Test !

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Description du jeu :


En 2003 nous avions eu le droit à Bob l’Eponge bataille pour Bikini Bottom sur plusieurs consoles dont la Gamecube, la Playstation 2 et même la Game Boy Advance. Et bien c’est 17 ans plus tard que celui qui est considéré comme le meilleur jeux bob l’éponge, se donne un coup de jeune pour ressortir dans une version remasterisée sur les plateformes de 2020, à savoir Xbox One, Switch, Playstation 4 et PC.


Autant dire que ce jeu n’a pas pris une seule ride et est encore très jouable aujourd’hui, il plaira sans nul doute à la jeune clientèle de 2020 qui n’a pas connu l’édition à sa sortie en 2003.


Nous démarrons donc notre aventure au contrôle de notre ami qui vit dans un ananas en mer et on apprend très simplement avec une cinématique que Plankton a créé une armée de robot pour anéantir Bikini Bottom, cependant il perd le contrôle de son armée et c’est à vous de débarrasser la ville de cette invasion mécanique.

 

Durant votre aventure vous pourrez parcourir une multitude de lieux et rencontrer bon nombre de personnages de l’univers Bob L’éponge. Vous allez être amené également à incarner Bob, Patrick l’étoile de mer et Sandy l’écureuil, chacun disposant de son caractère et capacités. Le jeu est considéré comme un platformeur 3D très chatoyant. 

 

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Un gameplay simple mais efficace,


Pour ce qui est donc du gameplay, il est des plus basique mais vous allez très clairement vous amuser sur cette opus 2020. Le but ici est de récupérer des Spatules dorées disséminées dans les nombreux niveaux, vous pourrez les trouver en vous baladant simplement, en effectuant des missions pour les habitants de Bikini Bottom, en récupérant les chaussettes de Patrick (Oui, ce n’est parce qu’on est une étoile de mer qu’on ne peut pas mettre de chaussettes) et enfin en rapportant des « objets brillants » laissés par les robots sur votre parcours à Monsieur Krabbs toujours obnubilé par le pognon. Ces objets brillants vous serviront également à déverrouiller de nouvelles zones à explorer.   

 

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Comme indiqué précédemment, chaque personnage jouable dispose de capacités propre. Bob l’éponge peut effectuer un saut bubulle pour détruire des objets surélevés ainsi qu’utiliser son attaque bulle de bowling qui comme son nom l’indique lui permet de lancer une bulle à la façon d’une boule de bowling, Bob peut aussi se changer lui-même en boule de bowling pour gagner en vitesse sur certains passages.

 
Patrick l’étoile de mer est la force de cette équipe, il est le seul à pouvoir soulever des objets et des ennemies pour les lancer sur des interrupteurs ou d’autres objets. Quant à Sandy l’écureuil Texan, elle est équipée de son lasso qui lui permet de planer dans les airs et d’agripper des objets pour se balancer de plateformes en plateformes. Le jeu nous amènera à changer de personnage via des arrêts de bus disposés un peu partout sur le terrain de jeu, sur ce point le joueur est beaucoup guidé !

 

Une œuvre fidéle !


Ce jeu est clairement recommandé pour les fans du dessin animé Bob l’Eponge, on y retrouve énormément de personnages de la série avec en prime le même doublage ! Ce qui est une attention bien aimable des développeurs. Les boss eux aussi sont des personnages bien connu comme le roi des méduses. On y retrouve beaucoup de lieux emblématiques de la série notamment le quartier de Bob l’éponge, le Crabe Croustillant et le dôme de Sandy l’écureuil, à cela se rajoute un Sound design très fidèle lui aussi à la série, bien que les boucles musicales soient trop répétitifs. Avec cette recette, l’immersion dans le l’univers Bob l’Eponge est totale ! Petit coup de cœur pour le tableau disposé sur le mur de la maison de Carlo Tentacule.

 

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Passage à la HD réussi !


Cette édition réhydratée apporte bien sur son petit lot de nouveautés comparé à l’original. Le passage à la HD dévoile une colorimétrie des plus chatoyantes, l’aspect dessin animé est mieux rendu que dans la version de 2003, les textures son certes plutôt pauvres mais rendent le côté cartoon. Les cinématiques sont de très bonnes factures pour une nintendo Switch, mais très souvent, les mouvements des lèvres ne suivent pas les dialogues, erreur de développement ou juste erreur de synchronisation lors du passage à la VF. Les personnages ont donc un meilleur rendu que dans la version d’origine, l’ensemble est agréable à l’œil et encore une fois fidèle !

 

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Conclusion...


Cette édition réhydratée a le mérite d’exister, le jeu reste un bon divertissement qui va s’adresser aux nouveaux joueurs n’ayant pas connu la version de 2003, je pense ici à un public d’enfant avoisinant la dizaine d’année, dans le cas contraire les joueurs devront se contenter d’une refonte graphique et du mode multijoueur peu intéressant je pense pour ce qui connaissent déjà le jeu. 

 

 

 

Points Positifs   

 

  • Un meilleur rendu que la version de 2003, et donc un univers agréable à explorer,
  • Bande son sympa mais qui peut être répétitive,
  • Un gameplay encore plaisant et ludique même en 2020.

 

Points Négatifs

 

  • Meilleur rendu mais au final peu d’ajout par rapport à la version de 2003,
  • Un jeu visiblement moins bien supporté par la nintendo Switch, provoquant des bugs d’affichages,
  • Bande-son redondante,
  • On passe beaucoup de temps à ramasser les objets pour un 100% peu intéressant.

 

 

 

Ce test a été réalisé sur Nintendo Switch. Le jeu est disponible depuis le 23 Juin 2020 sur PS4, Xbox One, Switch et PC. Retrouvez ici les disponibilités du jeu !

 

 

 

 

RichardWatterson

 

 

 

1200px-Discord.svg.pngOn en parle sur le serveur Discord !


08/07/2020
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THE LAST OF US PART II, une bonne suite ? Notre test

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En 2013, Naughty Dog nous proposait sa nouvelle licence, The Last Of Us. Cette oeuvre a marqué une génération de joueurs et il aura fallu patienter sept longues années pour voir une suite aux histoires d'Ellie et Joel, sobrement sous-titrée, Part II. Dire que ce jeu est le plus attendu de l'année, voire de la PS4, est un euphémisme ! L'attente est-elle justifiée ? Est-ce une bonne suite ?

 

 

 

 

A la fin du premier opus, nous avions laissé Ellie et Joel aux portes de Jackson, petite communauté fortifiée dirigée par Tommy, le frère de Joel. Ce dernier n'avait pu se résoudre à sacrifier l'adolescente immunisée, alors que les Lucioles pensaient trouver un vaccin grâce au cordyceps qui s'est développé dans son cerveau... Laissant pas mal de cadavres dans son sillage, le cinquantenaire fatigué voulait enfin se ranger et profiter d'une vie qu'il espérait plus calme, avec sa fille adoptive à ses côtés. Tout ceci est rapidement expliqué via un petit résumé. Des scènes ont été refaites pour l'occasion avec des graphismes PS4.

 

Après une ellipse de quatre ans dans le futur, nous retrouvons Joel et Tommy directement dans leur quotidien. Les deux frangins, rentrant d'une patrouille, nous permettent de découvrir Jackson et ses environs, une petite ville bien organisée, grouillante de vie et qui nous laisse la sensation d'un semblant de normalité. Ellie, quant à elle, a bien grandi. Désormais jeune femme, elle vit sa vie, tranquillement, joue de la guitare, dessine, s'est fait de nouveaux amis, et connaît ses premiers flirts. Par une journée comme les autres, elle est amenée à partir en vadrouille avec son amie Dina. Celle-ci fait du rentre-dedans pas très subtil à une Ellie plus que réceptive mais un évènement tragique va pousser Ellie sur le sentier de la guerre et de la vengeance.

 

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L'IMMERSION PAR LES DÉTAILS

 

On le sait, Naughty Dog s'illustre par sa science du rythme. Le récit et l'action sont bien équilibrés et le joueur alterne entre phases d'action très intenses et passages d'exploration plus posés. De nombreux flashbacks viennent étoffer l'histoire pour mieux comprendre les enjeux, la relation entre les personnages et ce qu'il s'est passé entre l'épisode 1 et 2.

 

Les développeurs se sont servis du travail effectué sur Uncharted 4 et Uncharted Lost Legacy pour enrichir The Last Of Us Part II, et l'immersion est vraiment primordiale pour eux.

 

Pour rendre un jeu immersif, les graphismes jouent un rôle important. Et on peut dire que les équipes de Naughty Dog ont poussé la PS4 dans ses retranchements. Ils ont accouché de l'un des plus beaux jeux (voire le plus beau) de cette génération de machines.

Les décors sont somptueux, les rais de lumière qui transpercent les arbres, subliment les environnements. Les modélisations des animaux, notamment les chevaux (aussi bien fait que dans Red Dead Redemption 2, référence en la matière) ainsi que les expressions faciales plus expressives que jamais, rendent le tout plus crédible. La beauté de la nature verdoyante contraste avec la brutalité des combats.

Le jeu pèse 99 Go et il n'y a qu'à entendre à quel point les ventilateurs, même d'une Pro, sont en souffrance, pour mesurer la portée de l'exploit. On peut noter qu'un léger downgrade a été opéré par rapport à la démo de l'E3 2018. Sûrement que la stabilité et les limites atteintes de la PS4 ont conduit à ces concessions. Un peu de clipping reste à déplorer mais, dans l'ensemble, The Last Of Us Part II est magnifique et annonce la qualité des jeux des prochaines consoles.

 

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Pour renforcer ce sentiment d'immersion, vous pourrez compter aussi sur la mise en scène. La qualité des transitions et l'utilisation de nombreux plans-séquences immergent le joueur dans ce monde, le tout sans temps de chargement ! 

 

La narration environnementale renforce cette immersion grâce à des décors qui fourmillent de détails. Une simple pièce ou un appartement peuvent raconter une histoire, juste en les observant.  On a la sensation d'une liberté en monde ouvert alors que les développeurs nous mènent, en réalité, là où ils le veulent, mais sans jamais être frustré. De plus, les actions et les dialogues contextuels peuvent varier en fonction de nos choix.

Très peu d'informations sont affichées sur le HUD. Pour se diriger, il faudra beaucoup observer et vous pourrez vous repérer avec des panneaux, des enseignes ou des bâtiments. Le level design est vraiment ingénieux, plus vertical et fait la part belle à l'exploration, nécessaire si vous souhaitez dénicher de nombreuses ressources pour améliorer vos compétences, vos armes, par exemple, ou pour en apprendre plus sur les évènements passés, en trouvant des notes et des lettres de survivants. Il y a plus de 300 collectibles à trouver (et quelques easter eggs sympathiques en référence à Nathan Drake ou Jak and Daxter), bonne chance !

 

La bande-son et la VF sont d'une grande qualité et participent au succès du jeu.

 

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NUITS NOIRES À SEATTLE

 

La chasse à l'homme d'Ellie va la faire traverser quatre États sur plus de 1000 km pour arriver finalement à Seattle, la plus grande ville de l'État de Washington, votre nouveau terrain de jeu et d'horreur.

 

Une fois arrivé sur place, la ville paraît gigantesque et ses murs d'enceinte infranchissables. À l'intérieur, vous constatez qu'une partie de la Nature a repris ses droits: des morceaux de routes et des immeubles se sont effondrés, la végétation recouvre le bitume et des cours d'eau se sont improvisés dans les rues.

Chevauchant Paillette, vous vous retrouverez dans une grande zone à explorer et vous vous dirigez grâce à une carte touristique dénichée dans un tiroir. Libre à vous d'aller où vous le souhaitez, certains batîments étant même facultatifs. Mais il serait dommage de passer à côté du magasin de musique et voir Ellie empoigner une guitare pour fredonner une reprise de "Take On Me", après avoir vous même gratté les premières notes sur la pavé tactile de la DualShock: ça met les poils, comme on dit. Plusieurs moments de la sorte sont à découvrir et confèrent une pause très agréable dans cette atmosphère lourde.

Cependant, ce large secteur sera le seul de ce type et vous explorerez plutôt des endroits semi-ouverts moins étendus. Dommage, on aurait aimé en avoir plus.

 

Comme je le disais plus haut, la construction des niveaux est très bien agencée, plus verticale et récompensera les plus observateurs et aventuriers d'entre vous. Il sera possible d'accéder à des endroits cachés en cassant des vitres, en utilisant des cordes, en déplaçant des poubelles ou en sautant d'une plateforme à une autre. De plus, les lieux à explorer sont très variés et inédits comme des musées, un aquarium, un zoo.

 

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Une fois l'émerveillement passé, vous vous rendrez compte que Seattle est un champs de bataille sur lequel s'affrontent deux factions. D'un côté les Wolfs (ou WFL pour Washington Liberation Front), sorte de milice paramilitaire qui a chassé l'agence gouvernemantale de la FEDRA hors de la ville. Ils sont bien organisés et rassemblent beaucoup d'hommes et de matériel. Ceux-ci sont en conflit avec les Scars, aussi appelés Séraphites, qui eux prônent un retour à la Nature, rejettent l'ancien monde et versent plutôt dans le fanatisme religieux en idôlatrant une figure féminine, dont on se met à douter de son existence un jour...

 

Pour vous frayer un chemin parmi tous ces obstacles, vous pourrez compter sur une Ellie plus mobile que ne l'était Joel dans The Last Of Us premier du nom (l'âge peut être?). Votre personnage peut désormais ramper, se cacher dans les hautes herbes et se battre au corps à corps même si vous n'avez pas d'armes de mêlée sur vous. Une simple pression sur L1 vous permet d'esquiver les coups pour mieux riposter ou fuir.

La conception des niveaux vous incitent à l'infiltration et vous pouvez parfaitement traverser les zones de danger sans tuer qui que ce soit. Mais cette voie est bien souvent compliquée et, très souvent, la situation dégénère en gunfight bien violent, et intense : les têtes explosent, les jambes et les bras volent dans une flaque de sang.

Dans ces situations là, vous bénéficierez donc d'un arsenal conséquent et meurtrier. Vous pourrez également fabriquer de nouvelles munitions comme des flèches explosives ou bien des cartouches incendiaires. A vous de trouver des établis afin d'améliorer vos flingues. Cela se fait de façon assez classe et réaliste, immersion encore une fois.

 

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L'IA des ennemis a grandement été améliorée et ceux-ci peuvent maintenant communiquer entre eux et établir des stratégies pour vous contourner. Les Wolfs auront même à leur disposition des chiens qui pourront sentir votre odeur et vous suivre à la trace. Devoir les tuer est vraiment un crève-coeur...

 

On en oublierai presque que ce monde a sombré à cause d'une maladie fongique. Et oui les infectés champignons ne sont pas en reste et sont plus féroces que jamais. On ressent vraiment plus leur pression et plusieurs scènes les concernant (que Resident Evil ne renierait pas) sont assez stressantes. De nouvelles races d'infectés font leur apparition. Aux fidèles claqueurs, coureurs et colosses, viennent s'ajouter les puants (qui peuvent balancer de l'acide à distance) et les rôdeurs. Mention spéciale à ces derniers, qui fuient le combat de face et vont se cacher pour vous tendre des embuscades. Ils sont bien sûr indétectables avec le mode "écoute", à vous de tendre l'oreille.

 

Votre compagnon (lorsque vous en avez un) est plus utile qu'avant, il se montrera efficace pour blesser ou tuer vos ennemis, vous ne le trainerez plus comme un poids. Et il est agréable d'écouter les dialogues qui se lancent de manière très fluide.

 

Enfin, Naughty Dog a voulu rendre son jeu le plus accessible possible et il existe une foule de paramètres pour les malvoyants, les malentendants et les daltoniens, par exemple. L'effort est à saluer et à réitérer pour les productions à l'avenir.

 

CHACUN A SES VÉRITÉS

 

La maturité des propos est à souligner. Le jeu se classe bien évidemment dans la catégorie 18+.

La violence est justifiée mais ne sombre pas dans le manichéisme. Dans cet univers sombre, pas de gentils, pas de méchants, tout le monde a une bonne raison d'agir comme il le fait. La survie prévaut et les plus bas instincts de l'Homme ont refait surface.

Ce qu'il y a d'intéressant ici, c'est c'est que tous nos repères sont chamboulés, tout est remis en question, "l'ennemi" est humanisé. Le joueur est perturbé car il est, en permanence, questionné sur ses choix, ses motivations.

Naughty Dog a réussi à nous enfumer pour mieux nous surprendre, même si quelques leaks ont réussi à fuiter quelques temps avant la sortie. Un nouveau personnage jouable, Abby, au physique très masculin et qui tranche avec les clichés, nous permet d'avoir une autre vision des évènements et nous ne pouvons pas porter le même regard une fois que nous avons toutes les versions. Son aventure agit en miroir à celle d'Ellie, ce qui est très intéressant dans la narration.

 

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Le directeur du studio californien, Neil Druckmann, impose ses prises de position fortes et clivantes. Celles-ci vont forcément diviser les joueurs dès lors que l'on touche à des sujets sensibles et actuels tels que la religion, l'homosexualité ou le transgenre. Déjà plusieurs crétins ont déversé leur haine sur Twitter pour signifier leur mécontentement auprès de Naughty Dog à travers des tweets homophobes, transophobes et antisémites. Certains sont même allés chercher des doubleurs pour les menacer de mort. Pathétique !

Une oeuvre n'appartient qu'à son créateur et il faut savoir faire la part des choses. Le jeu vidéo échappe pour le moment, à quelques exceptions près (Mass Effect 3 ?) aux réécritures de scénario, comme cela se fait à Hollywood, sous la pression des fans. Et c'est tant mieux ! À l'heure où les grosses productions sont stéréotypées et ne prennent aucun risque, Sony nous montrent que les jeux solos ont encore un avenir face à la multitude de jeux multi qu'on tente de nous imposer comme seul modèle.                   

 

Même si en soit le scénario n'a rien d'exceptionnel, et traîne même un peu en longueur dans sa deuxième partie, c'est son exécution et l'écriture des personnages qui rend The Last Of Us Part II brillant. Durant les 35 heures que nous offrent le jeu, le réalisme poussé nous procure les mêmes sensations que notre avatar à l'écran. Nous sommes en colère et triste lorsque nous perdons un être cher, comme nous sommes mal à l'aise au fait de tuer des gens à tour de bras quand bien même la vengeance est notre seul moteur pour avancer. Plusieurs fois, Ellie franchit la ligne dans sa quête de réponses, et plusieurs fois elle est prête de flancher mais son besoin irréprésible de représailles la pousse à continuer jusqu'au bout. Cette sombre odyssée lui laissera d'ailleurs des séquelles post-traumatiques. De cette expérience viscérale, on en ressort lessivé. Mais une fois le jeu terminé, il nous suit dans nos esprits mais il faut d'abord le digérer comme pour son prédecesseur.

 

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Qu'est-ce qu'une bonne suite ? Je pense qu'une bonne suite doit respecter l'oeuvre d'origine en gardant les meilleurs aspects et apportant une touche de nouveautés, sans pour autant nous servir la même soupe. En ce sens, la bonne suite ne doit pas hésiter à bousculer nos habitudes, brouiller nos repères, jouer avec nos attentes et nous susprendre, quitte à tout faire péter.

Naughty Dog a donc relever le défi haut la main et démontre une nouvelle fois tout son savoir-faire, grâce à une multitude de détails qui font les grandes histoires. L'attente a été longue mais le studio californien a voulu nous offrir la meilleure version possible, ce qui explique les multiples reports. Pas grave lorsque la qualité est au rendez-vous ! Ils signent là l'un des plus beaux jeux de la PS4 tant dans le fond que dans la forme.

 

 

Ce que j'ai aimé :

 

  • les thématiques matures et actuelles abordées
  • un rythme maîtrisé
  • la PS4 poussée à fond (décors, animations faciales...)
  • une mise en scène impactante sans chargements
  • une narration environnementale de tous les instants grâce à une multitude de détails
  • la bande-son et la prestation des acteurs d'une grande qualité (VF au top)
  • un personnage plus mobile avec de nouvelles habilités
  • des pauses musicales et des flashbacks vraiment émouvants
  • un level design bien pensé et plus vertical qui encourage l'exploration
  • un véritable effort sur l'accessibilité
  • une grosse durée de vie (environ 35h)

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

  • l'utilisation d'un casque est recommandée tant la console souffle
  • un scénario pas très exceptionnel
  • le deuxième acte est peut être un peu trop long
  • l'infiltration pas très aisée où les situations dégénèrent très rapidement
  • on aurait aimé plus de grandes zones à explorer comme lors de notre arrivée à Seattle

 

 

 

THE LAST OF US PART II est disponible depuis le 19 juin en exclusivité sur PS4 en version physique et digitale.

 

 

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07/07/2020
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THOSE WHO REMAIN : Notre test !

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Those Who Remain est un thriller psychologique et horrifique en vue à la première personne, crée par un petit studio, Camel 101. Il appartient à la catégorie des jeux indépendants : le Playstation Store, le XBox Live et Steam en regorgent, et certains sont de vraies pépites. Celui-ci en fait-il partie ? Éléments de réponses tout de suite.

 

 

 

Edward avait la belle vie, une femme, une fille... Et maintenant, il se retrouve devant un verre de whisky, un pistolet à la main et souhaite mettre fin à son histoire avec sa maîtresse. Le rendez-vous est pris dans un motel non loin de Dormont, une petite bourgade américaine qui n'est pas sans rappeler Hawkins. En effet, dans les interviews, les développeurs ne cachent pas leurs inspirations : Stranger Things, Twin Peaks et les films de John Carpenter. D'autres références, telles que Silent Hill, Alan Wake ou The Shining (pour la moquette ! ), m'ont sauté aux yeux.

Mais revenons à votre personnage. Une fois arrivé au motel, vous constatez rapidement que quelquechose ne tourne pas rond. Personne... Le temps d'inspecter les lieux, on vous vole votre voiture. Pas le choix, il va falloir continuer à pied pour espérer trouver de l'aide et des réponses. En chemin, vous vous rendez compte que vous êtes observé par d'inquiétantes silhouettes aux yeux luisants, tapies dans l'ombre, immobiles. Inutile de vous en approcher si vous ne souhaitez pas vous prendre un coup de hachette ou de fourche. Vous comprenez également rapidement qu'il faut rester dans la lumière si vous voulez leur échapper. Voici la première notion de gameplay de Those Who Remain : cherchez les zones éclairées et les interrupteurs !

 

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En vous enfonçant un peu plus dans la ville, les premières énigmes se présentent à vous. Vous constatez qu'une autre dimension est reliée à Dormont : le décor est quelquefois identique à la réalité (mais pas tout à fait...) et il faudra voyager vers celle-ci, en ouvrant une armoire, un placard ou une porte, afin d'activer un mécanisme ou chercher une clef, inaccessibles dans le vrai monde. Parfois, ces passages vous mèneront vers des endroits inconnus, peuplés de monstres étranges et dangereux. Cette deuxième notion reviendra régulièrement et vous obligera à fouiller tous les niveaux pour mettre la main sur des documents, utiles pour comprendre ce qu'il se trame.

 

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Vous serez amenés à être poursuivis, de temps en temps,  par un monstre tout en cherchant à résoudre une énigme. Seule façon d'en sortir vivant, l'éviter et fuir !

La dernière notion de gameplay, qui vous est proposée, est celle du choix. Au fur et à mesure de vos recherches, vous découvrirez qu'un drame est survenu à une jeune fille et que des notables de la ville sont plus ou moins impliqués... mais je ne vous en dirai pas plus, à vous de le découvrir. Toujours est-il que, depuis cet instant, tout est parti en vrille. C'est à ce moment qu'une entité vous donne la possiblité de pardonner ou condamner les coupables et les complices. Serez-vous la main vengeresse de ce démon ou accorderez-vous votre merci à ces âmes en peine ? Le choix vous appartient mais on peut malheureusement se rendre compte que cette notion n'a aucune incidence directe sur le reste de l'aventure, si ce n'est sur la toute dernière scène de fin... Dommage.

 

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Those Who Remain va aborder le thème du harcèlement et nous interroge sur notre capacité à juger les actes. Plus globalement, on pose la question : jusqu'où est-on prêt à aller par amour ? Dissimuler la vérité, falsifier des preuves, mentir, se venger ?

 

Techniquement, c'est assez faiblard... les textures sont assez ternes, l'ambiance est sombre (bon ok, ça se passe de nuit :) et la modélisation des objets est parfois grossière. Beaucoup d'interactions avec ces derniers ne servent à rien et on finit par ne plus y prêter attention, alors qu'il faudra parfois chercher des petits objets pour progresser. Enfin, au niveau scénario et cohérence, on a du mal à saisir l'implication de notre héros dans toute cette histoire. Ca manque de finition, comme la plupart du temps dans ce type de jeu. Cependant il faut relativiser tout ça, lorsqu'on sait que l'équipe était composée de moins de dix personnes.

 

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Après les très bons Close To The Sun et Deliver Us The Moon (notre test par ici), que je vous recommande par ailleurs, Wired Productions donne une nouvelle fois sa chance à un petit studio, de nous proposer son jeu indé. La déception est malgré tout de mise ici même si de bonnes idées sont présentes avec la dimension parallèle et la lumière. Mais on a du mal à s'attacher émotionnellement au personnage et le jeu manque de finition scénaristique et technique. Quant à la notion de choix, elle n'affecte que la fin.

 

Ce que j'ai aimé:

 

  • les références à d'autres oeuvres
  • la dimension parallèle pour résoudre des énigmes
  • l'utilisation de la lumière pour fuir les ennemis
  • les thématiques abordées (amour, harcèlement, jugement)
  • un intérêt qui décolle un peu sur la fin

 

Ce que j'ai moins aimé:

 

  • un manque de finition, inhérent à ce type de production
  • les choix qui ne changent que la scène de fin
  • on ne ressent que très rarement la peur
  • beaucoup d'interactions inutiles alors que certains objets sont très bien cachés
  • on aurait aimé une meilleure implication de notre personnage dans cette histoire

 

 

Those Who Remain est disponible depuis le 29 mai 2020 sur PC, XBox one et PS4, en version dématérialisée. Une édition Switch arrivera plus tard dans l'année

 


 
 
   M4d_M4x

03/06/2020
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MANEATER, notre test !

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Le requin est un animal qui nourrit l'imaginaire collectif et des films comme Les Dents De La Mer ont alimenté ces fantasmes. Cette fois ci, cependant, Deep Silver nous propose de vivre cette aventure dans la peau du squale, dans ce qu'ils appellent eux-même un shaRkPG, le tout premier Action RPG en mode ouvert où vous incarnez un requin !

Tous les ingrédients du mauvais scénario sont réunis... Mais Maneater est-il vraiment une blague de développeurs ou a t-il des arguments solides ?

 

 

 

 

LA VENGEANCE EST UN ANIMAL À SANG FROID

 

L'histoire commence comme une bonne série B. Une émission de docu TV réalité, "Man Eater", suit le quotidien de Pete l'Écailleux, gloire local de la ville de Port Clovis, ville fictive de Louisiane. Le show TV suit le quotidien du pêcheur qui doit débarasser le littoral d'un requin qui terrorise la population. En guise d'intro et de tutoriel, vous incarnez donc ce monstre, le temps d'apprendre les actions de base. Fatalement, l'homme finit par avoir le dessus et, une fois capturé, Pete emmène le squale à l'abri des regards, dans le bayou... Plein de ressentiments envers ces animaux, celui-ci éventre le requin, à sa merci, pour constater que la maman attend un petit: voilà votre avatar ! Déjà bien vivace, le petit poisson arrache la main du pêcheur, face à la caméra, avant de s'enfuir dans les eaux boueuses des marécages.

 

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Votre vie de requin bouledogue commence dans le sang. Le choix de l'espèce n'est pas anodin puisque ce type de requin, en plus d'être l'un des plus agressifs, peut s'adapter aussi bien à l'eau salée qu'à l'eau douce: idéal pour parcourir les rivages de Port Clovis ! Votre traque commence et votre seul but sera de grandir jusqu'à devenir énorme, faire payer aux humains leurs méfaits et surtout accomplir votre vengeance envers Pete l'Écailleux.

Tous vos faits et gestes seront commentés par la voix off de l'émission, à la manière d'un documentaire animalier. Ce personnage est, sans hésiter, l'un des points forts du jeu. Ses interventions sont souvent cyniques, drôles et croustillantes.

 

 

"...SOUS L'OCÉAN..."

 

Comme je vous le disais en introduction, Maneater est pensé comme un RPG à monde ouvert.

Le premier aspect est donc le côté jeu de rôle avec une progression du requin. À Chaque montée de niveau, le squale gagnera en masse, en taille, en vitesse... Pour ce faire, vous devrez chasser les autres animaux qui peuplent les eaux (tortues, mérous, phoques...) tout en prenant garde aux prédateurs, qui pourraient vous croquer, si vous n'êtes pas prudent, tels que les autres espèces de requins, les alligators ou les orques. Cependant, votre sonar vous permettra de les détecter et d'évaluer leur niveau. Chaque type de proie, vous apportera une substance spécifique, avec laquelle vous pourrez améliorer une compétence spéciale.

 

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Le second aspect est l'exploration. Port Clovis est divisé en 7 zones, qui ont chacune leur identité (bayou, littoral touristique, port de plaisance) et que vous devrez explorer de fond en comble pour dénicher des caisses de nutriments (mutagènes ?), des plaques d'immatriculation et des points d'intérêt, qui font souvent référence à la Pop Culture (vous trouverez des easter eggs en rapport avec Godzilla, Peter Pan ou Bob L'Éponge par exemple).

Graphiquement, Maneater est vraiment très joli. Les fonds marins, et la ville, sont très bien modélisés et nous permettent d'observer les méfaits de l'Homme (urbanisation galopante, pêche intensive, pollution, incivilité) et les conséquences désastreuses que cela entraîne sur des écosystèmes déjà fragiles...

C'est très agréable de nager dans les eaux des différentes régions. La verticalité des profondeurs est bien utilisée et les items sont souvent bien cachés dans des grottes sous-marines ou des conduits d'égoûts.

Les mouvements du requin sont vraiment réalistes (je reviendrai sur les "petites subtilités" plus tard) et les déplacements sont fluides, instinctifs et on ressent bien la puissance d'un tel monstre. Par contre, vous passerez pas mal de temps à naviguer sur la carte car il est difficile de se repérer sous l'eau.

 

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Dans chaque zone, vous trouverez une grotte qui fera office de "safe room", dans laquelle vous serez à l'abri. C'est uniquement dans ces lieux que vous pourrez améliorer les attributs de votre requin et même lui modifier certaines parties du corps afin de gagner de nouvelles capacités. Vous aurez également la possiblité de vous téléporter vers ces endroits via un système de "voyage rapide".

 

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LES DENTS DE L'AMER

 

Un autre axe pour progresser sera, bien sûr, les missons. Elles sont toutes redondantes et rébarbatives. Pendant les 15 heures de jeu, pour avancer dans les chapitres et continuer votre histoire avec Pete, il faudra, dans chaque région, chasser des proies ("tuer 10 mérous" !), afin de réguler les populations et conserver votre place au sommet de la chaîne alimentaire. Vous devrez aussi tuer d'autres prédateurs, qui font office de boss,  et, bien entendu, manger des humains. Néanmoins, avec le recul, on se demande ce qu'un requin peut faire d'autre...

Mais cette dernière action ne sera pas sans conséquence. À l'instar d'un GTA, boulotter du touriste augmentera votre jauge de menace, ce qui finira par attirer vers vous toute une floppée de bateaux remplis de chasseurs, envoyés pour mettre fin à votre vendetta. Cependant, vous ne serez pas sans défense face à cette armada ! Vous pourrez sautez hors de l'eau pour attrapez les pêcheurs et même attaquer les navires pour les couler.

Attention tout de même, le jeu est parfois en difficulté techniquement, surtout lors de ces phases d'action et il n'est pas rare de voir un bref écran de chargement apparaître. Le jeu a même planté quelquefois et redémarré.

 

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On en vient donc au côté potache et second degré de Maneater. Cela reste un jeu et il faut du fun !

La plupart des missions consistant à tuer des humains, vous obligera à vous traîner sur la terre ferme ! Et oui, vous lisez bien ! Vous pourrez bondir hors de l'eau et attaquer les habitants de Port Clovis, directement dans leur jardin ou sur les quais. Il faudra aussi maîtriser les doubles sauts pour atteindre des collectibles en hauteur. Et puis un requin de 9 mètres de long, ça n'existe pas !

 

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Au moment du bilan, on constate que Maneater est un jeu original par rapport à sont point de vue. Jouer un requin dans des environnement magnifiques est très agréable et nous fait découvrir de nouvelles sensations. La narration en voix off est faite de façon intelligente et les développeurs arrivent à faire passer des messages d'écologie avec humour et second degré. L'originalité, cependant, s'arrête dans la construction du jeu qui est très classique avec des missions qui se ressemble toutes. Il en reste, tout de même, une expérience fun, loin d'être un délire mais pas sûr que cela suffise à changer l'image d'un animal, ô combien important pour les océans.

 

 

Ce que j'ai aimé:

 

  • l'originalité du concept
  • la voix off du narrateur de l'émission
  • un soin apporté à la modélisation des fonds marins et de la faune
  • la jouabilité du requin très bonne (maniabilité, mouvements...)
  • des easter eggs en pagaille
  • la customisation du requin et la monté en puissance

 

 

Ce que j'ai moins aimé:

 

  • le scénario hyper convenu qui me rappelle un film de Spielberg...
  • les missions redondantes
  • les phases d'action un peu brouillonnes
  • les allers-retours dans la carte pour se repérer
  • quelques écrans de chargement intempestifs et quleques plantages

 

 

Maneater est disponible depuis le 22 mai 2020 sur PC (via l'Epic Games Store) ainsi que sur PS4 et XBox One, en version physique et dématérialisée. Une édition Switch arrivera pus tard dans l'année.

 

 

M4d_M4x


29/05/2020
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DELIVER US THE MOON, notre test lunaire !

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Imaginez un futur, peut-être pas si lointain, où toutes les ressources de la planète sont épuisées...

En 2030, cette grave crise énergétique frappe la Terre. L'Humanité est sous le choc mais ne se laisse pas abattre. Les nations du monde s'unissent et créent la World Space Agency. Les meilleurs scientifiques se mettent à pied d'oeuvre et se tournent vers la Lune, et ses réserves naturelles en Helium-3 pour trouver la solution. Deux ans plus tard, la colonisation commence et un moyen de transmission de l'énergie par micro-ondes est mis en place. La Planète Bleue est sauvée !!

Mais en 2054, l'émission se coupe brutalement et la colonie lunaire ne répond plus. L'Agence est dissoute et la suface de la Terre devient petit à petit inhabitable, à cause de l'extension des déserts et la montée des océans. La fin semble inéluctable.

Cependant, en 2059, des renégats de la WSA montent une ultime opération de sauvetage et vous êtes envoyé vers la Lune, seul, pour tenter de tout rallumer, découvrir ce qu'il s'est passé et redonner un espoir à l'espèce humaine.

 

 

 

 

Voilà le décor est planté et vous êtes embarqué dans une mission qui s'annonce, peut être, sans retour.

Qui n'a jamais rêvé de devenir astronaute ? L'espace fascine l'Humanité et les Néerlandais de KeokeN Interactive ont réussi à capter cet esprit d'aventure spatiale.

 

L'expérience se veut comme un jeu narratif. Il va falloir progresser dans la station à la recherche d'indices pour mener votre enquête et remonter les faits. Bien sûr, une masse de documents, de mails, d'échos sont à dénicher pour comprendre ce qui a cloché sur ce caillou. Mais plusieurs phases d'action vont venir ponctuer votre parcours et celles-ci sont particulièrement prenantes et intenses. La gestion de l'oxygène (pas plus de 3 minutes) rajoute un stress supplémentaire et on se retrouve parfois projeté dans des films cultes tels que Gravity, Ad Astra ou Interstellar.

 

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Le début du jeu (après le décollage) se déroule en vue à la première personne, pendant des passages en apesanteur qui vont vous donner le tournis (littéralement !). Une fois arrivé sur la Lune, on repart en vue à la troisième personne et on remarque de suite que l'animation de votre avatar laisse à désirer. En effet celui-ci est pataud dans sa combinaison et semble flotter alors qu'on se trouve dans des endroits où la gravité a été recréée.

 

En vous enfonçant un peu plus dans les entrailles de la station, vous allez remettre en marche une unité ASE, un petit robot qui servait d'assistant aux colons. Il va devenir votre compagnon et se révéler très utile pour accéder à des lieux inaccessibles pour vous. D'une simple pression sur une touche, vous pourrez en prendre le contrôle et ainsi vous glissez dans des gaines d'aération pour activer un interrupteur derrière une porte fermée, par exemple. Il va vous permettre également de dévoiler des hologrammes qui retracent les dernières heures de la base lunaire.

 

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Les puzzles sont, en règle générale, assez simples mais variés et s'inscrivent bien dans la logique de l'aventure. Et vous allez pouvoir, bien évidemment, faire une sortie sur le sol lunaire grâce à des véhicules. Ces phases m'ont remémoré de bons souvenirs passés sur Mass Effect mais elles sont malheureusement trop courtes...

 

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Les défauts sont plutôt à chercher du côté technique. Outre l'animation du personnage, il y a pas mal de ralentissement (pas toujours au bon moment, notamment lors des séquences d'action), dus à des chutes de framerate, et des textures qui scintillent énormément et d'autres qui rappellent la PS2 (le passage souterrain en monorail m'a fait penser à Half Life quand même...).

Cette mission vous occupera environ 6-7 heures. On peut rajouter que le rythme est assez inégal, on passe trop rapidement de longs passages d'exploration à des phases de survie stressantes. Mais, bon, c'est sûrement ça la vie dans l'espace !

 

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Si on passe l'éponge sur les carences graphiques et le manque de finitions, Deliver Us The Moon nous propose une épopée grandiose, intense et immersive qui donne envie d'en voir plus. Le contenu proposé ici est plus que correct au vu du prix (24.99€). Car oui, il faut soutenir ces petits studios indépendants qui nous proposent ces expériences, véritables bouffées d'oxygène parmi tous ces titres de plus en plus calibrés et qui se ressemblent tous.

 

Ce que j'ai aimé:

 

  • Voyager dans l'espace et sur la Lune
  • L'ambiance de films cultes
  • Les énigmes simples et logiques qui font appel à votre sens de l'observation
  • L'enquête avec documents et hologrammes à trouver
  • Un beau jeu dans son ensemble

 

Ce que j'ai moins aimé:

 

  • Quelques ralentissements
  • Des textures qui scintillent
  • Un manque de finition
  • Un rythme inégal

 

 

Deliver Us The Moon est disponible depuis le 10 octobre 2019 sur PC et, depuis le 24 avril 2020, sur PS4 et XBox One, en version dématérialisée.

Des éditions Deluxe arriveront sur PS4, XBox One et Switch le 14 août 2020.

 

 

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01/05/2020
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PREDATOR : HUNTING GROUNDS, notre test !

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En 1987, Schwarzi et ses copains, alors en mission commando dans la jungle d'Amérique Centrale, sont traqués par un chasseur extraterrestre. Depuis, Predator fait partie des licences cultes de la Pop Culture.

Mais jusqu'à présent, toutes les tentatives d'adaptation vidéoludiques ont connu un succès mitigé, voire mauvais, comme bien souvent lorsqu'on touche à un monument du genre.

Predator: Hunting Grounds échappera t-il à cet écueil ? La réponse tout de suite...

 

 

SEUL CONTRE TOUS

 

Ce sont les Américains d' IllFonic qui se collent à la tâche, déjà habitués aux affrontements asymétriques, puisque ce sont eux derrière Vendredi 13, sorti en 2017.

Car oui, comme dans le film d'origine, le Predator est seul pour chasser les membres du commando. C'est du 1 vs 4 cette fois !

 

Pas vraiment de scénario ici, même si le jeu prend place après les évènements du film de 2018 The Predator.

 

Comme dans le premier opus, les soldats sont envoyés dans le jungle et doivent effectuer une mission, en réalisant plusieurs objectifs (tuer un baron de la drogue, trouver sa planque et récupérer des documents par exemple), en se débarassant des guerilleros sur leur chemin et rallier un point d'extraction pour s'échapper en hélicoptère. Le tout, en survivant aux attaques du Predator, dont le seul but est de tuer les 4 militaires avant qu'ils ne puissent quitter les lieux.

 

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Le seul défi pour les commandos sera d'éventuellement réussir à tuer le Predator, au mieux survivre. En effet, ce ne seront pas les guerilleros qui vous gêneront tant l'IA de ces derniers est au ras des pâquerettes... Juste de la chair à canon que vous massacrerez par vagues, seul leur nombre peut vous submerger en fin de mission.

 

Le gameplay des commandos, en vue à la première personne est très classique et si vous êtes amateur de FPS, vous prendrez vos marques en quelques secondes. Vous avez pour vous le nombre, la puissance de feu, la coopération et quelques astuces, comme s'enduire de boue pour tromper la vision thermique du chasseur alien.

 

Face à ces humains surarmés, le Predator n'est pas en reste. En sous nombre, il a pour lui la furtivité, le fait de pouvoir se déplacer dans les arbres, une endurance à toute épreuve, tout un arsenal parfait pour les embuscades et une vision qui capte la chaleur émanant du corps de ses proies pour mieux les traquer. Attention tout de même, si vous êtes blessé, vos traces de sang vertes pourront trahir votre position et les rôles s'inverseront... Mais vous pourrez vous auto-détruire si vous sentez la fin proche, pas question que les humains mettent la main sur vos artefacts ! Contrôler le Predator se fait à la troisième personne, ce qui est appréciable et apporte de la variation mais qui demandera un peu plus de temps à maîtriser.

 

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Une partie dure environ 10 minutes et, à la fin de celle-ci, vous récupérerez une certaine somme d'expérience et d'argent, selon vos faits d'armes, qui vous permettront de débloquer de nouvelles armes et personnalisation pour votre avatar. Vous gagnerez aussi des valises tactiques qui contiennent aléatoirement des skins pour vos flingues et votre personnage.

 

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La personnalisation est la "carotte" pour booster la duré de vie de ce type de jeu.

Certaines armes et apparences ne sont, en effet, disponibles qu'à partir d'un certain niveau. Et il y en a pas mal à débloquer !

 

Les commandos peuvent s'équiper d'une arme principale (fusil d'assault, sniper, lance-grenade) d'une arme secondaire (pistolet, fusil à pompe, mitrailleuse et bien sûr la Gatling en référence à une scène culte du permier film), d'une arme de corps à corps (couteau de combat), de trois équipements (seringue de soins, grenades, munitions, fumigènes, leurre thermique...) et pour finir, trois atouts qui permettront d'augmenter, au choix, les dégâts, la précision ou encore la résistance.

 

C'est à peu près la même chose du côté du Predator, si ce n'est que vous retrouverez les armes qui ont fait la légende du chasseur: épée antique, lance-filet, disque de combat, arc, canon d'épaule, pièges à ours, capteurs de mouvement...

Toutes les armes sont modifiables avec des pièces (crosse, viseur...) et des skins.

 

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Vous pourrez rendre votre personnage unique en choisissant un homme ou une femme, la couleur de votre tenue, la forme du visage, la couleur de peau et diverses accessoires comme des lunettes, foulard ou casquette. Quant au Predator, vous pourrez changer la couleur des dreadlocks, la forme du masque, la teinte de la peau et de l'armure, ainsi que le trophée accroché à la ceinture.

 

Vous aurez la possiblité de paramétrer jusqu'à six configurations d'équipement, à choisir avant chaque match.

 

LE BON ET LE MAUVAIS CHASSEUR

 

Graphiquement, Predator: Hunting Grounds fait tout juste le job. Quelques textures sont vraiment indignes de la PS4 comme l'eau et la jungle souffrent de beaucoup d'aliasing.

 

Autre point noir, le temps d'attente pour se connecter à une partie est assez long, parfois plus d'une minute pour jouer un commando et peut facilement atteindre les cinq minutes, si vous voulez incarner le Predator... Et quand vous arrivez à vous glisser dans sa peau, vous passez votre temps à cherchez où l'action se passe, dans une zone assez large et, bien souvent l'affrontement se déroule au moment de l'extraction en hélicoptère, car, à ce moment là, le lieu apparaît sur la carte...

Il ne faudra pas hésiter à faire plusieurs tentatives de connexion pour trouver une partie.

 

Bonne nouvelle en revanche, le jeu est "cross platform", c'est à dire que les joueurs PC et PS4 pourront s'affronter ensemble ! Ca fait longtemps que Sony repousse cet possibilité et les choses évoluent lentement.

 

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Predator: Hunting Grounds fait dans le classique et respecte les codes des jeux à gameplay asymétrique. Il en reste une oeuvre solide mais sans originalité. Passée la surprise de la découverte et des références qui rendent hommage au film de John McTiernan, le contenu ne permet pas de garder les joueurs en haleine et on passe vite à autre chose.

 

 

Ce que j'ai aimé :

 

  • le gameplay du Predator qui apporte variation et défi...
  • les références au film de 1987
  • la personnalisation des armes et des personnages
  • le "cross platform" PC / PS4

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

  • ...mais où on se promène beaucoup, à chercher l'action
  • techniquement très juste
  • le temps d'attente pour se connecter
  • le contenu trop juste
  • on a vite fait le tour

 

 

Predator: Hunting Grounds est disponible depuis le 24 avril 2020 sur PS4, en version physique et digitale, et sur PC, via l'Epic Games Store.

 

 

 

 


27/04/2020
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DISASTER REPORT 4 : SUMMER MEMORIES, notre test héroïque !

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Le Japon est un pays sujet aux catastrophes naturelles. Nous avons en mémoire le tremblement de terre de Kobe en 1995 ou, plus récemment, le tsunami de Fukushima en 2011... Les Nippons se préparent du mieux qu'ils peuvent avec des batîments antisismiques et en formant les écoliers aux bons gestes à adopter en cas de tragédie, par exemple.

La colère de Mère Nature fait partie de la culture japonaise. Il n'est donc pas étonnant de voir ce type de production, jeu d'aventure/survie, naître.

Disaster Report 4 : Summer Memories (Zettai Zetsumei Toshi ou encore SOS: The Final Escape 4 Plus au Japon), à l'image du sujet qu'il traite, a connu un développement chaotique. Initialement prévu sur PS3, il a été reporté de nombreuses fois depuis le tsunami de 2011 et débarque, presque 9 plus tard, en Occident, après une sortie sur l'archipel en novembre 2019.

Que nous propose ce jeu ? Que ferez-vous face à la catastrophe ? Quel comportement adopterez-vous ?

 

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Votre personnage décide de se rendre dans la grande métropole voisine lorsqu'un séisme très violent frappe la ville. Votre bus se couche sur la route. Vous en sortez tant bien que mal, grâce à l'aide d'autres survivants, et, en vous relevant, vous contemplez l'étendue des dégâts : buildings effondrés, rues éventrées, habitants hébétés...

 

CHOISIR POUR SURVIVRE

 

Vous allez le comprendre très vite mais vous allez devoir constamment faire des choix pour avancer. Alors que le bus chemine, on vous demande quel trait de caractère vous adopterez en cas de catastrophe : aideriez-vous les gens, protégeriez-vous ce qui vous est cher coûte que coûte ou ne penseriez-vous qu'à votre survie ?

Puis un créateur d'avatar, très sommaire, apparaît vous proposant de donner vie à votre personnage en choisissant seulement le sexe, la forme du visage, la coupe et la couleur des cheveux...

 

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Une fois le tremblement de terre passé, vous vous retrouverez dans une zone délimitée par des batîments écroulés ou des glissements de terrain. Comme tous les survivants, vous vous sentez perdus. Vous errez parmi les décombres, sans trop savoir quoi faire, pas d'indications, pas de but...

Vous finissez par parlez aux personnes dans la rue et certaines vont vous demander de l'aide, un objet ou simplement vous raconter un morceau de leur vie.

Toutes ces interactions se font via des fenêtres de dialogues à choix multiples. Attention, il va falloir maîtriser l'anglais pour comprendre car le jeu ne propose qu'une traduction dans cette langue (dans les menus également) alors que les voix sont en japonais.

Ces rencontres sont primordiales pour avancer. Libre à vous de répondre par l'affirmative aux gens ou bien de les envoyer balader ! Ces actions génèreront des points moraux ou immoraux. Par contre, je cherche encore à quoi ceux-ci servent !

Dans la plupart des situations, vos choix auront un impact minime sur le scénario. Seulement certaines scènes pourront se dérouler différemment. Vous pourrez aussi vous lier avec certains PNJ, qui pourront vous suivre, ou pas, selon vos décisions.

Beaucoup de textes et de ligne de dialogues vous attendent, mais tout n'est pas intéressant.

 

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LA CATASTROPHE TECHNIQUE

 

Vous allez aussi devoir gérer votre faim, votre soif, votre stress et votre envie d'aller aux toilettes...

Vous trouverez des épiceries encore ouvertes (le travail est au dessus de tout au Japon !) pour vous acheter de quoi vous rassasier. A vous aussi de dénicher des toilettes encore fonctionnelles. Et pour rétablir la jauge de stress, il faut se rendre à un point de sauvegarde, symbolisé par un point d'interrogation, et qui se trouve en général en début et fin de niveau.

Mais là encore, si vous n'y faites pas attention, cela n'aura aucune conséquence sur le gameplay. On se demande alors pourquoi avoir intégré ces données ?

Vous allez également subir de nombreuses répliques du séisme. Lorsque le grondement se fait sentir, il faudra vous trouver rapidement un abri et vous accroupir pour ne pas chuter au sol.

 

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Clairement, Disaster Report 4 sort d'un autre âge. Les graphismes sont à peine dignes de la PS3...

Les textures sont très sommaires, tout comme les animations. Très peu d'interactions avec le décor sont possibles et les bruitages sont d'une autre époque. De nombreux temps de chargements rallongeront le rythme, déjà lent, du jeu.

On sent que les nombreux reports ont eu raisons des bonnes intentions qu'il y aurait pu y avoir. Beaucoup d'idées de gameplay ne sont pas abouties dues probablement au manque de moyens et de budget dont les équipes ont dû faire face.

Ce test a été réalisé sur la version PS4 mais la version Switch souffre de grosses chutes de framerate qui rendent l'expérience peu agréable parfois.

 

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Une invitation au voyage

 

La technique ne fait pas tout et l'intérêt de Disaster Report 4 se situe ailleurs.

En effet, nous ne sommes pas dans un jeu hollywoodien à l'action frénétique, non... Le rythme est ici très posé. On se surprend parfois à flaner, observer le décor de cette ville certes sinistrée mais typique du Japon. Car oui le Pays Du Soleil Levant est une destination qui fascine, qui semble tellement éloignée de ce que nous connaissons. Pour certains, c'est le voyage d'une vie et là on peut toucher, un peu, ce rêve.

Notre aventure est aussi humaine, puisque vous rencontrerez une foule de personnes (environ 90) avec qui vous allez discuter, portez assistance ou simplement échanger un mot. Des survivants qui semblent livrés à eux-même, tant les autorités sont absentes pendant un long moment.

Certains personnages vont vous embarquer dans des situations vraiment farfelues parfois, mais tellement dans l'esprit japonais. Si vous êtes un fan de cette culture, vous ne pourrez qu'adhérer !

 

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Vous vivrez des moments difficiles aussi entre rancoeurs de voisins, tentative de suicide, agression sexuelle et des gens qui ont tout perdu, que ce soit des proches ou leur maison, leur commerce. Vous vous rendrez compte que vous ne pourrez pas sauver tout le monde et que personne ne sort indemne d'une telle catastrophe.

Disaster Report 4 est un jeu donc plus profond qu'il n'y paraît avec, au travers de votre personnage, sa propension à vous interroger vous même sur le sens de la vie et ce que vous feriez si ça vous arrivait : un écho qui résonne avec ce que le monde vit en ce moment.

Les endroits visités sont variés, même s'ils sont tous urbains, et vous vous déplacez d'un bout à l'autre de la ville à la recherche d'un moyen de rentrer à la maison. Certains niveaux vous permettent de vous déplacer avec des véhicules, ce qui varie un peu les situations, notamment toute une phase en bateau pneumatique pendant laquelle il faudra venir en aide à des habitants coincés dans leurs appartements suite à la montée des eaux.

 

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Il ne faudra pas hésiter à explorer votre environnement pour dénicher moult costumes et boussoles complètement délirantes (parce que le Japon!).

Allez faire un tour du côté du Store (du moins sur PS4) car pas loin d'une vingtaine de tenues sont disponibles gratuitement ainsi q'un épilogue assez long qui se déroule plusieurs mois après le tremblement et où l'on retourne dans la ville, qui panse ses plaies, pour retrouver des personnes croisées au cours de notre périple estival. Un mode VR est également de la partie.

Environ une quinzaine d'heures (épilogue compris) vous seront nécessaires pour boucler l'aventure.

 

 

Malgré un gros retard technique et un gameplay pas abouti, Disaster Report 4: Summer Memories arrive tout de même à vous capter par son ambiance singulière et son authenticité. Il s'en dégage une vraie personnalité. Le coeur du jeu réside dans l'interaction avec les survivants, l'exploration d'une métropole nipponne qui invite au voyage et un questionnement constant sur soi même.

 

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Ce que j'ai aimé :

 

  • le voyage vers une autre culture
  • les choix de dialogues qui amènent des changements pour certaines scènes
  • la variété des situations
  • des PNJ crédibles à qui on a vraiment envie de venir en aide
  • une ambiance japonaise très drôle

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

  • on se sait toujours ce qu'il faut faire
  • un beau jeu... s'il était sorti sur PS2 !
  • des temps de chargement incessants
  • des idées de gameplay pas abouties (faim, soif, stress)
  • des bruitages d'un autre temps
  • des animations trop rigides
  • pas de sous-titres en français, il faut maîtriser l'anglais
  • des chutes de framerate énormes sur Switch

 

 

Disaster Report 4 : Summer Memories est disponible depuis le 07 avril 2020 sur PS4, Switch et PC (via Steam), en version physique et digitale.

 

 

 


08/04/2020
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DOOM ETERNAL : Notre test sans pitié !

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On connait l'histoire d'amour de Bethesda pour les FPS, avec leurs nombreuses licences dans le genre telles que Fallout, Wolfenstein, Dishonored, Prey ou encore Rage. Ils nous reviennent, id Software à la baguette, en ce mois de mars, avec la licence Doom, 4 ans après un épisode 2016 en demi teinte. L'un des précurseurs du Fast FPS, dans les années 90', est-il de retour des Enfers ? La Bête est-elle réveillée ??

 

BIENVENUE EN ENFER

 

On retrouve donc le Slayer là où on l'avait laissé. Après avoir quitté Mars, il se dirige vers la Terre, envahie par des hordes de démons.

 

Doom n'a jamais brillé par son scénario, mais là un réel effort a été fait sur l'histoire. En effet, toute une mythologie, quasi biblique, tout un univers ont été crées. Le tout est appuyé par un codex bien fourni et pas avare en artworks et explications : pas mal de lecture vous attend pour ceux qui veulent en apprendre plus sur le pourquoi du comment, sur le Mal qui règne mais aussi sur les origines du Slayer... Mais je vous laisse le plaisir de la découverte !

 

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Première impression visuelle, le jeu est beau ! Les effets de lumière et les reflets sont jolis, la direction artistique est soignée et on alterne les environnements variés, tantôt dans des sortes de palais en ruines, tantôt dans des stations spatiales et même dans l'espace. On se retrouvera également sur une Terre ravagée par les démons. Mention spéciale à La Forteresse, vaisseau qui prend la forme d'une cathédrale gothique, un des décors les plus réussis !

 

 

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L'ambiance sonore est elle aussi réussie, avec une bande son métal et électro bien énervée qui colle parfaitement à l'esprit du jeu. Les bruitages sont également de qualité avec les sons des armes qui claquent et les cris des monstres, que l'on finit par reconnaître avant même de les voir apparaître à l'écran.

 

ÇA VA VITE, ÇA VA VITE, ÇA VA TROP VITE

 

Ma deuxième impression, c'est la vitesse ! Le jeu ne vous laisse aucun répit et il faut constamment être en mouvement pour ne pas mourir. On joue dans la même catégorie que Quake et Unreal Tournament, celle des Fast FPS

 

Doom Eternal est un véritable défouloir et si vous avez des envies de meurtre sur vos voisins en ce moment, ça devrait vous calmer !!

 

La difficulté est croissante et augmente en même temps que vos skills et vos capacités s'améliorent. Les combats sont vraiment difficiles sur la fin et on est vite submergé par des vagues d'ennemis incessantes. On se demande parfois quand ça va s'arrêter. Il faut réagir  très vite et être agile de ses doigts pour s'en sortir. Si tu bouges pas, t'es mort !

 

 

Voilà donc le coeur du gameplay: le stress permanent, le mouvement et la dextérité. Il va falloir également assimiler d'autres techniques pour survivre.

Tout d'abord, le Glory Kill : cette exécution très gore d'un ennemi, préalablement affaibli, va vous permettre de récupérer de la vie.

Ensuite, la tronçonneuse va vous faire gagner des munitions. Attention, il va falloir la recharger avec des bidons d'essence pour tuer les démons les plus forts.

Puis, vous pourrez utiliser votre Cracheur Ardent (lance-flammes d'épaule) sur vos ennemis pour qu'ils lâchent des plaques d'armure bien précieuses.

Voici un exemple dans la vidéo ci dessous.

 

 

Vous l'aurez compris, il va falloir varier les attaques mais il faudra aussi jongler entre pas mal d'armes.

 

Une dizaine seront à votre disposition et il faudra apprendre à toutes les maîtriser car les démons ont chacun leurs points faibles et une sensiblité à certaines armes. A part ces enf#!@ de maraudeurs, plus difficiles à battre que certains boss, qui ne peuvent être touchés qu'une demi seconde avant une attaque...

Votre arsenal est amené à évoluer puisque chaque arme dispose de deux modes de tir, qui pourront être améliorés ! On sent une vraie montée en puissance.

 

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THE SLAYER AND THE TEMPLE OF DOOM

 

Pour pouvoir améliorer votre équipement, vous devrez explorer les niveaux de fond en comble. Ces derniers regorgent de secrets (vinyles pour la musique, codes de triche sous forme de disquettes, figurines POP! de démons à collectionner...) bien planqués dans des endroits pas faciles d'accès.

Dans ces niveaux étendus et verticaux, la carte vous sera très utile même si elle n'est pas toujours pratique.

 

Ces moments d'exploration sont d'ailleurs les seuls moments de calme mais il va falloir passer par des phases de plateforme... Si certaines sont plaisantes, la plupart sont frustrantes et énervantes car d'une difficulté inutile !! Il faudra souvent enchaîner double saut, ruée en avant et escalade d'une paroi. La coordination et le timing devront être parfaits pour ne pas tomber dans le vide et recommencer encore et encore...

De la plateforme dans un FPS est rarement une bonne idée...

 

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A la fin de chaque stage, vous récupérerez une certaine somme d'XP, par rapport aux défis réussis, à votre taux d'exploration, etc... ce qui débloquera des éléments de personnalisation notamment (tenues pour le Slayer, skins d'armes...).

Entre les niveaux vous reviendrez régulièrement à La Forteresse, qui sert un peu de hub, où vous pourrez améliorer votre équipement, écouter vos musiques (OST des anciens jeux) et admirer votre collection d'armes et de figurines. Le fan service est présent et c'est appréciable pour les joueurs qui suivent la licence depuis ses débuts.

 

Le solo vous tiendra en haleine environ 20-25h sur un premier run.

 

Puis vous pourrez passer au mode multijoueurs, le Battlemode. Celui-ci est un peu particulier puisque vous choisissez de jouer le Slayer ou un démon.

Le joueur incarnant le Slayer se verra confronter à deux joueurs humains qui seront dans la peau de démons, et d'autres ennemis apparaîtront, eux contrôlés par l'IA, le tout dans une petite arène.

Le match se joue en 3 manches et, même s'il est plus costaud, il est difficile de survivre en tant que Slayer, à moins d'avoir des réflexes de Jedi !

 

A noter qu'un Pass année 1 est proposé et qu'il donnera lieu à deux extensions qui arriveront dans l'année.

 

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La licence Doom revient en force avec cet opus, dans un festival de gore et de vitesse, avec un gameplay très frénétique et c'est bon !!! Malgré quelques petits défauts, comme la carte ou les phases de plateforme, l'aventure nous tient en alerte et la gameplay ne nous laisse pas nous endormir. La direction artistique et les effets font plaisir à la rétine tout au long de cette montée en puissance hardcore. 

Bethesda maitrîse ce genre et nous propose un Doom Eternal de haute volée.

 

Ce que j'ai aimé:

 

  • le gameplay bourrin mais varié
  • l'effort effectué sur le scénario et la mythologie
  • un jeu visuellement réussi avec une bande son qui l'est tout autant
  • l'arsenal et les capacités évolutives qui confèrent une vraie montée en puissance
  • l'exploration des niveaux
  • le fan service

 

Ce que j'ai moins aimé:

 

  • la carte pas toujours pratique à utiliser
  • des phases de plateforme vraiment énervantes
  • des combats vraiment difficiles sur la fin
  • un multijoueur pas très intéressant

 

Doom Eternal est disponible depuis le 20 mars sur PS4, XBox One et PC, en version physique et digitale.

 

 

Je remercie Le Comptoir Du Jeu Vidéo de m'avoir confié un exemplaire du jeu et sans qui ce test n'aurait pas pu être possible. Allez voir son travail de passionné sur sa chaîne YouTube! 

 

 


25/03/2020
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Notre test sanglant de Nioh 2

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En 2017, sortait Nioh, un Action RPG qui venait chasser sur les terres de From Software, les créateurs de la série Dark Souls, Bloodborne et autre Sekiro. Même si les inspirations étaient évidentes, Nioh avait sû créer sa propre identité, si bien que 3 ans plus tard, une suite voit le jour avec, toujours, la Team Ninja aux commandes.

 

Ce jeu à la sauce beat'em all et RPG, exclue PS4, fera t-il mieux que son aîné ? Proposera-t-il un vrai défi aux acharnés qui recherchent la difficulté, en détruisant le moins de manettes possible ??

 

YOKAI WATCH

 

Dans cette suite, vous incarnez un personnage mi-humain, mi-Yokai, à l'âme immortelle. Le pays est ravagé par la guerre et les Yokai, ces fantômes japonais, envahissent le monde. Vous êtes alors engagé en tant qu'homme de main par un marchand, pour le protéger pendant qu'il commerce de l'Amrita, ces Pierres d'Esprit qui se vendent particulièrement bien en temps de guerre. Au cours de votre voyage, vous devrez vous allier avec différents personnages et esprits protecteurs.

 

Autant le dire tout de suite, l'histoire est loin d'être le point fort du jeu même si la mise en scène a progressé... Le scénario est plutôt anecdotique et surtout prétexte à faire couler le sang !

 

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Pour trouver des missions, vous naviguerez sur une carte et vous pourrez revenir à votre point de départ pour gérer votre équipement, monter en niveau, vous entraîner ou encore acheter des armes.

 

Beaucoup de missions principales et secondaires sont au programme, ce qui promet entre 50 et 100 heures de jeu. Même si les niveaux sont fermés, ils regorgent toujours de pièges, de secrets, de raccourcis et offrent une grande possibilité d'exploration avec une grande variété des environnements.

 

UNE PERSONNALISATION DÉMONIAQUE

 

Puisque Nioh 2 est un pré-quel au premier jeu, fini William le samourai et bienvenue au mode création de personnage, première nouveauté du titre. En effet, celui-ci est très riche. Vous allez pouvoir modeler l'apparence de votre avatar comme vous l'entendez : sexe, visage, cheveux, carrure, taille, tatouages, cicatrices... Tout y est ! Vous pouvez choisir des modèles préconçus ou bien tout paramétrer sur le positionnement, la taille du nez ou des yeux par exemple... On peut y passer des heures !

 

Autre aspect de la personnalisation, il est possible de paramétrer les affichages des menus, de l'écran ainsi que les modes de jeu: à vous de choisir si vous préférez la fluidité ou les graphismes.

 

Les graphismes, parlons-en justement... Même s'il y a une belle amélioration par rapport au premier opus, on se rend compte rapidement que l'on est dans un jeu japonais... Les animations et la modélisation sont datées et on est loin des standards actuels alors que la direction artistique est pourtant soignée. Les décors sont variés et l'ambiance féodale japonaise et le folklore sont bien retranscrits.

 

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Pour continuer de rendre unique votre expérience, vous aurez à votre disposition une sélection de 9 armes différentes (katana, lance, hache...) qui auront chacunes leur propre style et qui amélioreront une capacité différente. Vous pourrez aussi améliorer chaque type d'arme via un arbre de compétences bien fourni et même les personnaliser selon la posture.  Vous pourrez vous équiper de deux armes de mêlée et deux armes à distance. A vous de choisir selon la situation et selon l'ennemi.

 

L'arbre de compétences vous permettra également de vous spécialiser dans un type de combat selon que vous ayez l'âme d'un samourai, d'un ninja, d'un magicien ou encore pour renforcer la bête qui est vous.

 

LE GAMEPLAY DE LA MANETTE CASSÉE

 

Et oui, les meilleures nouveautés sont à chercher du côté du champs de bataille. Et c'est bien là le coeur du jeu et là où le gameplay révèle tout son potentiel !

Alors, bien sûr, vous retrouverez les autels sur lesquels il faut prier pour pouvoir sauvegarder votre partie mais aussi dépenser votre Amrita pour améliorer vos compétences ou modifier votre équipement.

 

Il y a toujours 3 postures de combat (haute, moyenne et basse) qui changeront la vitesse et la puissance de vos armes, avec une attaque faible et una attaque forte. Et il faudra encore gérer votre ki pour ne pas tomber à cours et pouvoir continuer à donner des coups ou vous protéger.

Mais vous remarquerez une troisième barre, sous celle de la vie et de l'endurance...

Il s'agit de la barre d'énergie Yokai, qui se remplit en frappant les monstres, et qui vous permet de prendre, momentanément, une forme démoniaque. Pendant ce cours laps de temps, vous êtes invincibles et vous donnez des coups dévastateurs qui entameront sérieusement la jauge de l'adversaire.

 

Autre nouveauté qui sera très utile, le contre Yokai. Il vous permet d'interrompre un attaque chargée de l'ennemi, de lui ingfliger en retour d'énormes dégâts de ki et d'éventuellement déclencher un finish sanglant. Très pratique mais il va falloir avoir le sens du timing !

Enfin vous allez récupérer des Noyaux d'âmes sur certains boss qui sont des attaques surpuissantes que vous pourrez ajouter à votre panel. Vous serez aussi accompagnés par un esprit protecteur.

 

Toutes ces nouveautés forment les pouvoirs de Yokai et apportent un nouveau souffle à la série. Ils rajoutent une dimension tactique aux combats.

 

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Et tous ces pouvoirs ne seront pas de trop ! Car oui le jeu reste difficile mais avant tout exigeant. Je vous conseille de ne pas envoyer vos manettes dans vos téléviseurs car, en cette période de confinement, il va être difficile de vous en procurer d'autres !! Certains boss peuvent vraiment paraître insurmontables et un ennemi de base peut vous tuer en deux coups si vous relâchez votre attention un instant. Cependant, avec une bonne gestion de l'équipement, de ses pouvoirs et des elixirs, on s'en sort !

 

Pour, malgré tout, vous facilitez la tâche, Team Ninja a pensé à ajouter de la coopération. Tout au long des niveaux, vous rencontrerez des tombes bienveillantes qui vous permettront d'invoquer une IA pour vous épauler (cette fonctionnalité ne nécessite pas d'abonnement PS Plus). Ou alors, en priant sur un autel, vous aurez la possibilité de vous alliez à un ou deux joueurs en ligne, ce qui rend alors le jeu vraiment trop facile. A éviter si vous recherchez du défi!

 

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Les fans du genre apprécieront ce titre qui se place directement parmi les meilleurs de sa catégorie. En conservant son exigence, en renforçant son côté RPG avec un contenu très généreux, mais en ajoutant des nouveautés bien senties avec les pouvoirs de Yokai et le mode coopération, Nioh 2 reste d'une grande difficulté mais se rend un peu plus accessible et vient chatouiller la qualité de la série Dark Souls.

 

Toujours aussi redoutable donc mais plus équilibré, c'est une vrai réussite pour la Team Ninja !

 

 

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Ce que j'ai aimé:

 

  • un bestiaire varié et l'accent mis sur les boss
  • les pouvoirs de Yokai, vraie nouveauté
  • l'éditeur de personnage très complet et un côté RPG poussé
  • une direction artistique qui rend bien hommage au folklore japonais
  • une grande durée de vie
  • un mode coop qui rend le jeu plus accessible pour les néophytes

 

Ce que j'ai moins aimé:

 

  • un scénario anecdotique
  • une IA pour vous aider vraiment à la rue
  • un jeu daté graphiquement
  • un mode coop qui rend le jeu trop facile pour les habitués du genre

 

Nioh 2 est disponible depuis le 13 mars sur PS4 uniquement, en version physique et digitale.

 

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Retrouvez ici les disponibilités du jeu


17/03/2020
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Psikyo Shooting Stars Alpha - Notre Test

Psikyo Shooting Stars ALPHA Limited Edition (1)

 

Description du jeu :


Psikyo Shooting Stars Alpha (Disponible en exclusivité chez Fnac) est la première compilation des studios Psikyo regroupant 6 jeux et sortie le 24 janvier 2020 en exclusivité sur Nintendo Switch. Il s’agit là de jeux type shooting parus dans les années 90’ sur bornes d’arcade et sur consoles pour certain. Considérés comme des classiques de l’arcade et du shooting.

 

Menu

 

 

On retrouve sur cette compilation les jeux suivants ;

 

  • La saga Strikers 1945 comprenant les épisodes 1, 2 et 3
  • Sol Divide
  • Dragon Blaze
  • Zero Gunner 2

 

 

Les 6 jeux offrent une bonne difficulté et donc une durée de vie qui va croitre si le joueur décide de jouer en difficulté maximum ou tout simplement s’il veut battre son high score.


La saga Strikers 1945


Les trois jeux sont basés sur le même concept et gameplay. En termes de difficulté, l’épisode trois est légèrement plus difficile, mais dans tous les cas, il est possible de choisir plusieurs niveaux de difficultés en début de partie, ce qui pourra convenir aux novices et aux experts. La difficulté augmente le nombre de projectiles ennemis ainsi que leur résistance. 

 

Strikers 1945

 


Le concept est simple, il s’agit de purs shooters, les trois jeux nous proposent des époques différentes et un choix multiple d’avions ayant réellement existés, la différence entre chaque avion mise à part leur aspect, est l’animation de leur attaque bomb qui supprime tous les ennemis sur la carte.


Au niveau du gameplay, on avance grâce à un scrolling vertical en tirant sur tous les ennemis qui apparaissent à l’écran tout en récupérant les power-up et bien sûr en évitant les projectiles ennemis, car pas le droit à l’erreur chez Strikers 1945, si vous êtes touché, votre avion est détruit et vous perdez vos power-up. Les jeux sont construits en niveau faisable en 5 minutes contenant des ennemis « faibles » et un boss à la fin.


Sol Divide 


Dans Sol Divide, on change radicalement de thème et de concept. Le jeu se déroule dans un monde heroic fantasy qui nous laisse le choix entre trois combattants, Kashon, Vorn et Cyorh. Au menu nous avons un bestiaire composé de squelettes, de dragons, de magiciens etc... Le jeu est construit avec des niveaux comprenant des boss, à noter pour cet opus l’introduction d’un scénario mais l’intérêt de celui-ci est discutable.

 

Sol Divide (1)
Sol Divide (3)

 


Contrairement à Strikers 1945 le scrolling est horizontal et ne se contente pas uniquement d’attaque à distance mais aussi d’attaque au corps à corps et de pas moins de neuf power-up différents. Ces power-up doivent être débloqués pendant la partie et consomment plus au moins de mana, car oui nous disposons d’une barre de mana et de PV. Le jeu est très original et mêle le genre shooter bien sur mais aussi le genre beat’em up de part la fonctionnalité de combat au corps à corps à ne pas négliger pendant une session de jeu.

 

Dragon Blaze


Ici il s’agit d’un beau mélange entre les jeux précédents, prenez le thème heroic fantasy de Sol Divide et le gameplay de Strikers 1945, on chevauche un dragon via 4 personnages différents. Le système de scrolling, power-up, niveau est exactement le même que pour strikers 1945. Les boss sont visuellement très sympathiques et les animations sont beaucoup plus travaillées. Le jeu contient plus de challenge et nécessite plus de dextérité que pour les autres.

 

Dragon Blaze (2)

 


Zero Gunner 2


Zero Gunner 2 est le jeu le plus récent de cette compilation (2000). On dispose d’un choix de trois hélicoptères différents, seul l’attaque bomb est différente. Pour cet opus il s’agit également d’un shooter qui mélange scrolling vertical et horizontal.

 

Zero Gunner 2 (5)
Zero Gunner 2 (1)

 


La jouabilité varie donc car on doit prendre en compte les axes X et Y mais également l’orientation de votre véhicule. Ce système demande un temps d’adaptation mais est extrêmement plaisant une fois en main. Comme pour les autres jeux, la difficulté est adaptable pour les novices et les experts. L’aspect 3D donne à cet opus le titre de plus beau jeu de cette compilation. On retrouve le même système de niveau, de boss et de vie que pour striker 1945 et Dragon Blaze. 

 

Conclusion :


On veut plus de compilation de ce genre sur les consoles d’aujourd’hui. Si vous êtes fan de shooter, alors cette collection vous est recommandée, de plus tous les jeux disposent d’un mode 2 joueurs pour passer un bon moment avec des amis. L’édition Bravo de Psykio Shooting Stars (Disponible en exclusivité chez Fnac) est prévu pour fin février 2020 et devrait contenir d’autres classiques du shooter sur arcade. Si vous cherchez du challenge, vous en trouverez plus que dans les jeux AAA d’aujourd’hui. Ou tout simplement si vous aimez les jeux d’arcade, cette compilation est faite pour vous !

 

 

 

Points Positifs

 

  • La difficulté,
  • La variété des jeux,
  • Le mode 2 joueurs,
  • La sélection des jeux présents.

 

 

Points Négatifs

 

  • Joy stick de la switch moins précis que celui d’une borne d’arcade,
  • Jeux très bons, mais les Strikers 1945 et Dragon Blaze se ressemblent énormément.  

 


Testeur :

 

 

RichardWatterson

 


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21/02/2020
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